vendredi 19 juin 2009
Jean-Luc Delarue sort de ce corps !
Prendre l'avion, peu de temps après un accident super médiatisé, ça peut rendre anxieux le plus placide des voyageurs...surtout quand on vole avec la même compagnie que celle qui a fait la une des journaux et que la cause du krash reste toujours mystérieuse....
Alors sur une phobique de l'air, vous imaginez un peu le topo? eh bien je l'ai vécu, en direct live, dans le vol du retour Barcelone-Lyon qui, dieu merci, ne durait qu'1h et 10 minutes.
Une dame d'une cinquantaine d'années, peu de temps après le décollage, a été prise d'une crise assez impressionnante de panique, créant l'animation dans l'avion entier. Elle a fait tout le voyage les genoux sur son siège, pleurant, criant , apostrophant l'ensemble des rangs derrière elle de "Vous allez tous mourir !" "Donnons-nous de l'amour avant de mourir!"
Se donner de l'amour devant mon fils ? mouais je trouve pas l'idée super emballante., je crains même que cela me coupe toute envie...et puis le steward aux yeux azur, au sourire ravageur et SURTOUT à l'accent si sexy quand il m'a demandé mon passeport à l'embarquement, est resté à terre (mais non chéri je déconne ! )
Les copines de la phobique ont tenté de la raisonner, de la calmer en la prenant dans leurs bras mais la dame semblait en plein dans son trip et très convaincue de notre sort. Les hôtesses sont alors intervenues et l'une d'entre elles s'est prise une bonne baffe...forcément j'ai pensé à Delarue qui avait agressé le personnel volant avec un saumon )...c'était quand même plus drôle...euh pour les spectateurs...parce que l'hôtesse elle était nervous breakdown, ce genre d'angoissé elle n'en a connu que 2 en 7 ans de vol...à croire que tous les stressés de l'avion se shootent au cachet, se font assommer par leur conjoint ou compagne au moment du décollage, souffrent en silence en déformant les accoudoirs de leur siège ou ont renoncé à voyager dans les airs...
Le commandant de bord lui a même dédié un message spécial pour qu'elle s'assoit lors de l'atterrissage pour des raisons de sécurité mais pas la peine de préciser que ça n'a pas eu le moindre petit effet...alors que les roues de l'avion touchées la piste, elle essayait de sortir de sa travée !
L'avion a ralenti, s'est garé, s'est immobilisé mais la dame ne s'est pas calmée...elle a continué à délirer et les enfants présents dans l'avion ont commencé à pleurer (ça faisait un peu peur à vrai dire!)...heureusement on est sorti rapidement et en passant devant la cabine de pilotage, je l'ai entendu engueuler le commandant de bord "Vous êtes contents, vous avez failli nous tuer !"
En bas de l'escalier, des gendarmes, sûrement prévenus (en vol?) l'attendaient car elle était toujours totalement en crise...visiblement elle flippait tellement de prendre l'avion qu'elle n'avait pas dormi depuis deux nuits...reste à savoir si elle souffrait de problèmes psychologiques à la base ou si l'angoisse l'avait métamorphosé à ce point...
J'ai trouvé ma phobie des serpents nettement moins handicapante après ça...
Et vous, vous êtes dans quel état quand vous prenez l'avion?
Edit 1 : l'illustration a été prise sur le blog apatrolo
Barcelone par procuration (4)
Le séjour se poursuit par la découverte du quartier du Vieux Barcelone, dit barrio gotico :
Le cœur historique de la ville est bien entendu très touristique mais les ruelles piétonnes sont fraîches, au détour d'un monument quelques musiciens jouent de la guitare et on est soudain hors du temps...
Le dernier jour de la semaine a été consacré à la visite de Poble espanol :
Les grincheux parleront de disneyland espagnol, de décors de carton-pâte...en fait ce condensé de l'architecture et de l'habitat espagnols à travers l'histoire a été construit en 1930 pour l'exposition universelle et a bien vieilli. On y trouve également de nombreux artisans qui offrent une alternative de qualité aux souvenirs attrape-poussière.
Le conseil du jour : ce n'est pas forcément l'endroit idéal pour découvrir la gastronomie catalane. Je voulais goûter la fideua, sorte de paëlla avec des pâtes et ce que j'ai goûté était nettement inférieur à ce que prépare parfois ma mère. Pas de séjour à Barcelone sans tapas (le routard donne de bonnes adresses), de riz à l'encre de seiche et de crème catalane et tant d'autres choses si votre budget vous le permet.
Puis cap vers le port et l'aquarium :
Le clou de cet aquarium est le tunnel sous-marin qui donne l'impression de nager au milieu des requins, des raies et autres poissons...entre fascination et petits frissons !
On aimerait bien s'attarder encore, découvrir d'autres quartiers, visiter l'un des nombreux musées, assister à un spectacle de flamenco mais c'est l'heure déjà de boucler ses valises et de rentrer à la maison...j'espère que la ballade vous a plu )
Cette série d'articles n'est pas sponsorisée par l'office de tourisme de Barcelone.
jeudi 18 juin 2009
22 v'là la grosse crevette !
Je ne peux pas vous raconter ma semaine à Barcelone en passant plus longtemps sous silence l'anecdote de la grosse crevette à l'interphone.
Un après-midi alors que nous avions fini de réviser notre leçon d'anatomie, on sonna à l'interphone de l'appartement loué. L'homme, encore à moitié dévêtu, alla répondre et crut entendre le mot "carabinero" (en tous cas ce n'était pas son frère, parti à Barcelone avec nous et en excursion de son côté mais pas assez doué en espagnol pour nous faire une blague en VO).
Alors que l'inconnu se lançait dans une longue phrase, l'homme le coupa dans son élan d'un "no comprendo" (un abus de visionnage des Bronzés font du ski sans doute) puis revint vers moi en me demandant si carabinero ne signifiait pas policier (il a fait allemand seconde langue). Manque de bol le guide du routard n'incluait pas une rubrique "que faire si on sonne à l'interphone de votre location?" et nous restâmes perplexes, sûrs d'avoir descendu les rideaux roulants du salon pour ne pas être accusés d'atteinte aux bonnes mœurs.
L'interphone se mit à nouveau à grésiller, l'homme crut entendre une nouvelle fois le mot "carabinero" et s'imaginait déjà en train de moisir dans une geôle espagnole suite à une erreur judiciaire alors que je suggérais lâchement que l'inconnu allait bien finir par se lasser. L'homme lâcha alors un désespéré "Do you speak english?" qui resta sans réponse et quelques secondes plus tard l'interphone résonna dans un autre appartement.
Mes yeux se posèrent alors sur un dictionnaire Larousse Espagnol-français rangé dans une étagère du salon.
- Cherche carabinero, intimais-je à l'homme qui compulsait déjà nerveusement le pavé
- Ah ça y est je l'ai...carabinero..............grosse crevette !
- ???
- Attends...s'emploie aussi pour désigner familièrement un agent des douanes
Conclusion :
1) Quelqu'un surnommé Grosse Crevette par la mafia locale essayait de pénétrer dans l'immeuble
2) un douanier se désignant lui-même trivialement (un peu comme si un flic en France s'annonçait à votre porte en disant "Poulet, ouvrez-moi!") était à la recherche d'un trafiquant
3) un homme en possession de stupéfiants avait les douaniers aux fesses et voulait se réfugier dans le premier hall venu (quoi je regarde trop PJ ?)
Nous ne le saurons jamais car la grosse crevette n'a jamais ressonné....
Edit 1 : Si nous avions eu un dictionnaire Collins et pas Larousse, nous aurions eu la confirmation que carabinero veut bien dire douanier en Espagne et agent de police en Amérique latine )
Barcelone par procuration (3)
Le troisième jour a plutôt mal commencé car quelqu'un a eu l'étrange idée de percer un mur dans l'immeuble tôt le matin, le chérubin n'a pas pu faire sa grasse matinée et a été en manque de sommeil toute la journée (donc grognon, colérique, pénible).
Le matin, rendez-vous sur les champs-Elysées barcelonais à Passeig de Gracia pour admirer quelques maisons à l'architecture typique :
Minute culture : Les photos de la casa Batlo et de la casa Mila sont plus que connues (oui Gaudi a encore frappé). Petite déception sûrement accentuée par l'humeur exécrable du chérubin : ces maisons se trouvent sur une immense avenue très bruyante alors que je les avais imaginées dans une rue charmante sans trop de voiture....
Le conseil du jour : l'arrêt de métro Passeig de Gracia est une grosse station avec beaucoup de correspondances à éviter si vous vous déplacez avec une poussette, un landau, des grosses valises car il y a de nombreux escaliers (autres stations dans le même genre : Diagonal, plaça Catalayuna). Néanmoins, la plupart des stations de métro sont faciles d'accès pour les jeunes parents car elles ont des ascenseurs, le métro barcelonais est moins cher que le métro parisien ou lyonnais. Certaines lignes sont climatisées, la signalétique est bien faite et les quais, couloirs sont propres.
Retour à l'appartement pour un déjeuner tardif et une sieste puis départ pour les quartiers du port olympique et de la Barceloneta :
Voici le quartier où j'aimerais vivre si je m'installais à Barcelone ! Pas de grands boulevards bruyants, pas d'immeubles serrés les uns contre les autres, un petit parc pour les enfants et la plage bien-sûr ! L'ancien quartier des pêcheurs n'a rien perdu de son charme, le linge pend aux fenêtres, les restaurants de poissons sont légions et boire un verre les pieds dans l'eau est un moment fort agréable.
Barcelone pour les enfants : si vous ne voyagez pas léger comme nous, vous pouvez prévoir le seau et la pelle pour les pâtés, sinon mettre les pieds dans le sable et se promener au bord de l'eau restent un programme alléchant pour petits et grands.
Suite et fin (oui ENFIN !) de la ballade barcelonaise demain...
mercredi 17 juin 2009
Barcelone by le chérubin
Avec les espagnoles, j'ai un succès fou, c'est ce qu'aurait pu chanter ma chère tête blonde tant il a suscité de regards attendris, plein de tendresse et de "guapo" (il a au moins appris deux mots avec "hola", quant à mon espagnol il a fallu le ressusciter de mon année de terminale et le catalan ne facilite pas les choses).
Top 5 de ce que l'intéressé a aimé le plus de ses vacances barcelonaises :
- les statues vivantes de las ramblas qu'il appelait les monstres
- les pancartes pour les glaces affichées à chaque coin de rue, et en particulier celle-là (quand il la voyait, cri de joie...oui je sais mon fils est étrange parfois))
- l'aire de jeux avec cabane et toboggan à côté de la Sagrada familia...Il a même joué avec les autochtones mais les dialogues étaient limités
- la gamme infinie de madeleines vendue là-bas dans les supermarchés
- l'espace interactif Explora de l'aquarium de Barcelone (visite d'un sous-marin, découverte d'un bassin en passant dessous, tunnel qui recrée une vague...), la pieuvre et le crabe-araignée pas vu mais dont il parle beaucoup après l'avoir repéré sur le guide de la visite.
La suite de la promenade demain....
Edit 1 : si vous m'aimez d'amour ou si vous avez pitié pour mes pieds de femme enceinte, vous pouvez voter pour moi et me faire gagner une paire de sandales Ipanema chez Frannso ou chez Virginie B.
mardi 16 juin 2009
Barcelone par procuration (2)
Malgré le peu d'enthousiasme suscité par le billet d'hier (ça faisait longtemps que j'avais eu aussi peu de commentaires), je poursuis sur ma lancée...
Après une grasse matinée, direction las ramblas, ces larges avenues très animées avec des statues vivantes, un marché aux oiseaux et petits animaux et un marché aux fleurs. Las ramblas mènent jusqu'à la mer mais pour cette seconde journée à Barcelone, arrêt au marché de la boqueria :
Voici un endroit à ne manquer sous aucun prétexte ! Débauche de couleurs, d'odeurs et stimulation de papilles garanties ! Des coupelles de fruits frais, des jus pressés, des étals de morues, des épices, de la charcuterie et du fromage espagnol, des troquets, voilà pour un bref aperçu de la visite.
Le conseil du jour : A l'entrée du marché, impression de foule qui peut être décourageante mais une fois à l'intérieur des halles, les allées sont aérées et on circule facilement même avec un ventre de femme enceinte.
Barcelone avec des enfants : la visite du marché de la boqueria n'est pas idéale avec une poussette. Mieux vaut y aller à tour de rôle...l'un part à la recherche de la salade de fruits la plus variée (attention les moins chères ne sont composées que de quelques fruits différents sur le dessus puis de beaucoup de morceaux de pastèque) pendant que l'autre montre les statues vivantes aux enfants.
Après avoir effectué quelques achats, quelques pas jusqu'à la plaça Reial pour une petite pause rafraîchissante :
Après une sieste pendant les heures les plus chaudes de la journée, direction le parc Güell :
C'est dans ce parc qu'a lieu une des scènes du film de Klapish, l'auberge Espagnole et c'est aux pieds des escaliers de l'entrée que Javier Bardem et la belle brune échangent un beau baiser (et qu'il lui certifie qu'elle et lui c'est plus qu'une histoire de fesses !) dans Vicky Christina Barcelona.
Minute culture : le parc Güell est l'oeuvre en partie de Gaudi ! les maisons champignons de l'entrée ont, parait-il, été conçues sous l'emprise de substances hallucinogènes, le double escalier de l'entrée est bordé de fontaines et mène à une grande esplanade aux balustrades-banquettes célèbres sur lesquelles il est conseillé de s'assoir pour profiter du panorama sur la ville.
Conseil du jour : en arrivant par le métro Vallarca, escaliers mécaniques pour parvenir au parc mais aussi petite pente bien raide. Cela dit, même une femme enceinte pas sportive y est arrivée sans souci...à éviter tout de même en pleine chaleur ou tenter un autre itinéraire.
Barcelone avec des enfants : l'esplanade est un immense espace pour que les petites jambes puissent se défouler; le crocodile en céramique a toujours beaucoup de succès auprès des plus petits; cet espace vert pas très loin du cœur de la ville est ombragé et un terrain de jeu idéal.
Suite de la ballade barcelonaise demain....
vendredi 5 juin 2009
Glop/ Pas Glop Viva Espana !
Glop : Lundi je m'envole pour.... Barcelone ! A moi las Ramblas, le parc Guël, les maisons Gaudi, les tapas et la sangria, la Sagrada familia...quoi je m'emballe? quoi je voyage avec un chérubin pas grand marcheur et un colis gênant sous le tee-shirt? bon ok je vais revoir mon programme selon la configuration du moment et je vous raconterai tout ça en rentrant ! J'espère juste que mon avion ne va pas disparaitre (en plus je voyage avec Air France) en mer méditerranée...
Pas glop : Après dix coups de fil et pas mal de rendez-vous loupés, première visite' d'un appartement en vue d'un déménagement...même quartier mais plus grand que notre sweet home actuel, sur le papier c'était plutôt engageant...mais le coup de coeur n'était pas au rendez-vous : salon tout petit, pas de balcon (tant qu'à faire j'aimerais même passer du balcon à la terrasse...oui je m'embourgeoise), pas de cave (et quand je vois tout ce qu'on stock dedans, je me demande bien ce qu'on en ferait), pas de placards de rangement bref à part l'emplacement je n'ai pas trouvé beaucoup de points positifs à cet appart. Par contre le chérubin a adoré la visite, il était sérieux comme un pape, il n'a pas moufté une seconde, on aurait dit qu'il vérifiait s'il y avait des vices de forme et en sortant il voulait voir un autre appartement ! Les offres n'étant pas pléthoriques sur Lyon, si vous connaissez des locataires d'un F4 qui quittent la Croix-Rousse (pour l'instant je ne me résous pas à changer de quartier), pensez à moi !
Glop : Il parait que c'est une bonne année pour les cerises et les prix sur le marché (2.5 euros le kilo dans mon coin), l'attestent .....il faut en profiter car la saison des cerises est courte...mes préférés ce sont les burlat bien noires (attention aux tâches !) et vous?
Glop : Enfin une finale de Roland-Garros sans Nadal ! maintenant que tous les français se sont fait éliminés, j'espère que Federer brandira la coupe cette année.
Pas glop : A la recherche d'une tenue de naissance pour celui/celle qui squatte mon ventre depuis quelques mois, je ne trouve rien en unisexe, mixte...du rose, du bleu, du violet, en veux-tu en voilà ...tout le monde demande le sexe de l'enfant aujourd'hui? Il reste le blanc qui donne mauvaise mine au plus joli des nouveaux-nés (et honnêtement un nouveau-né ressemble rarement à un top model, non? ...à part mon fils bien-sûr)
Glop : hier c'était mon 200ème billet !
Sur ce, je vous souhaite un week-end excellent !.....pas d'interview Thierry Pastor la semaine prochaine en mon absence (ça vous laisse le temps de me laisser des messages de candidature Mamzellescarlett, Frannso, George Sand, Ariana ...enfin je dis ça je dis rien) mais peut-être un ou deux billets que j'avais sous le coude...bref la porte reste ouverte, n'oubliez pas de remettre les clefs dans le pot de fleurs en partant !
vendredi 6 mars 2009
Glop/ Pas Glop olé olé
Pas glop : Soyons honnêtes les candidats lyonnais à la Nouvelle Star n'ont pas cassé trois pattes et un canard. Bizarrement j'ai plus été marquée par l'insupportable petite gamine qui faisait des grimaces et faisait semblant de prendre la note avec sa guitare...j'espère qu'elle va se faire éliminer rapidement. A part ça, y a au moins un vieux (Damien) pour aller à Balthard, enfin un gars dans mes âges quoi et qui a une voix pas désagréable du tout en plus.
Glop : J'ai emprunté la bande originale du film Vicky Christina Barcelona et dès que je la branche me voilà transportée à nouveau à Barcelone. Je m'imagine devant un verre de sangria et une assiette de tapas à la tombée de la nuit alors qu'un bel espagnol me glisse à l'oreille avec un délicieux accent des mots d'amour...l'instant d'après je réalise que je suis au bureau et que l'après-midi est loin d'être finie )....Voilà l'île de Ré détronnée, j'ai envie de partir à Barcelone en juin et de découvrir le parc Guël, las ramblas, le quartier historique et toutes les beautés de cette ville même si avec un chérubin le rythme risque d'être fort ralenti.
Glop : Vous avez peut-être un couple d'amis dont les enfants frisent la perfection, sont de véritables modèles qui décideraient le plus no kid de jeter sa contraception dans la cuvette des toilettes...du coup vous stressez peut-être deux fois plus, comme nous, sur le comportement de votre progéniture. Vous vous retrouvez alors dans un bar un dimanche après-midi gris et triste pendant un long moment et vous constatez que votre chère tête blonde, assis sur une chaise de grand, est fier comme un coq, heureux qu'on lui serve un sirop fraise avec une paille, silencieux comme s'il en avait fait le voeu et que quand il commence à s'impatienter, il se contente de descendre de sa chaise pour commencer à enfiler son manteau sans le moindre signe de petite crise...voilà comment naît une réputation de chérubin )
Pas glop : Que faut-il penser d'un ami - que je considère comme, n'ayons pas peur des mots, mon meilleur pote, le frère que je n'ai jamais eu comme dirait Maxime - se fait plus qu'ardemment prier pour bouger ses fesses jusqu'à Lyon? qu'il craint de ne pas supporter un enfant de 2 ans et demi plus de quelques heures? qu'il est le champion des excuses bidons pour reporter à plus tard son escapade? qu'il est moins attaché à moi que je ne le suis à lui? (oui je sais c'est limite du chantage affectif mais je suis sur MON blog et je fais ce que je veux!)
Sur ce, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un week-end excellentissime...il me faudra attendre samedi soir pour chanter à mon tour que "L'école est finie" jusqu'à mardi )
lundi 20 octobre 2008
Les histoires d'amour finissent mal en général
Dans mon panthéon personnel, en très bonne place, se trouve Woody Allen. Certains diront qu'il fait trop de films, qu'ils sont inégaux, d'autres glosseront sur ses névroses, sa vie personnelle...n'empêche que pour moi c'est un génie, que j'adore son phrasé et son humour et que je ne rate aucun de ses films.
Ce week-end je suis donc allée voir Vicky Cristina Barcelona, l'histoire de deux touristes américaines passant l'été à Barcelone qui vont entretenir une relation avec un peintre charismatique. Les deux amies ont une vision diamétralement opposées de l'amour : Vicky est une jeune femme sur le point de se marier et qui cherche avant tout la stabilité, le confort d'une relation; Cristina est émotive et sexuellement affranchie, elle ne sait pas exactement ce qu'elle cherche mais sait ce qu'elle ne veut pas.
Et si nous, les femmes, nous voulions les deux? une relation solide, un homme en qui nous avons confiance mais en même temps le souhait d'être toujours amoureuse (et pas seulement aimer), de connaître le bouillonnement de toute passion amoureuse.
Si le film peut paraitre léger au premier abord, vantant les plaisirs de la vie (les scènes où les personnages mangent, boivent du bon vin et visitent des endroits magnifiques dans un pays où la devise semble être "carpe diem" donnent dans un premier temps cette tonalité au film), il ne s'agit pas vraiment d'une comédie. Aucun des personnages n'est véritablement heureux à la fin du film et l'équilibre précaire trouvé par le ménage à trois (le peintre, son ex-femme et Cristina) vole vite en éclats. N'y-a-t-il pas d'amour heureux comme dirait l'autre?
Amateurs de film d'action passez votre chemin. Ici la saveur se trouve principalement dans les dialogues et dans tous les questionnements lancés et laissés en suspens. Je suis sortie de là, avec l'envie d'un bon verre de Jurançon (eh eh) et avec une idée de l'amour balançant entre incertitude et désenchantement. Les scènes de baiser sont très belles (comme la mémorable scène sous la pluie dans Match Point), les actrices sont très agréables à regarder et pas insipides comme bien des actrices américaines et Javier Barden que je ne trouve pourtant pas beau dégage une sensualité incontestable.
La phrase du film "Seul l'amour non-fait peut être romantique".
Je vous invite également à lire la critique de Babou moins enthousiaste que moi sur le film et d'aller faire un tour sur le site officiel en cliquant ici











