jeudi 5 novembre 2009
Sur le divan
J'ai remarqué en me baladant sur les blogs féminins que la blogueuse est souvent une grande amatrice de série TV. Je suis une petite joueuse en la matière.
J'ai adoré Friends et j'ai eu l'impression d'avoir perdu des amis en visionnant le dernier épisode de la dernière saison, j'ai ri et voué un culte à John Cage dans Ally Mc Beal, j'ai rêvé d'être transportée aux Urgences pour me faire soigner par George, j'ai affirmé que Six Feet Under était la meilleure série de tous les temps et je le pense encore, j'ai attendu avec impatience les nouveaux épisodes de Desperate Housewife, j'ai découvert l'univers particulier et souvent sulfureux de L world...
Traite-moi de snob si tu veux mais je ne regarde les séries qu'en version originale..question d'habitude. Je n'accroche pas à tout ce qui est enquête policière ou surnaturel, fantasy...ça en élimine pas mal.
Et puis, un peu désespérée de n'avoir jamais assez de temps pour regarder des films sur DVD, j'ai redécouvert récemment le plaisir de la série avec In treatment (traduit tout bêtement En analyse). Si tu es anti-psy, si tu as besoin d'action, de coups de feu, de suspense, de scènes torrides, oublie.
In treatment, c'est un peu l'anti-24h. Les mauvaises langues pourraient dire qu'il s'agit de théâtre filmé. Ici, tout se passe dans le même lieu : un cabinet de psychiatre et chaque épisode s'ouvre et se clôt avec une nouvelle consultation et un nouveau patient (que l'on retrouve dans des épisodes futurs).
Ecris comme ça, je sens que je vais avoir du mal à te convaincre, n'est ce pas? sauf que l'acteur principal est fabuleux, que les dialogues sont justes, intelligents et que ce psychiatre qui apparait tout d'abord si parfait, apaisant, compétent a une vie privée désastreuse, ce qui va l'amener à consulter à son tour un thérapeute.
Même le générique est minimaliste, pourtant, comme dans toute bonne série, on s'attache très vite aux personnages et on devient vite accro.
Et toi, quel est ton dernier coup de cœur en matière de série TV?
mardi 13 octobre 2009
Interview Thierry Pastor, spécial automne (2)
J'ai viré mon coussin de biberonnage, les langes, les bavoirs du canapé pour que mon invité du jour puisse s'assoir confortablement. J'ai mis une assiette de petits oursons au chocolat devant elle afin qu'elle se sente à l'aise pour répondre à mes questions. Son blog a l'originalité d'avoir d'abord été une lettre ouverte à sa fille, un carnet de bord qui retrace l'enfance, les sorties, les progrès de cette dernière. Mais notre blogueuse est aussi une cinéphile, une lectrice de polars, une amatrice de séries télé qui sait nous faire partager ses coups de coeur....tu as bien-sûr reconnu Carole et son blog Carole et Nina'attitudes !
1) Incroyablement sage, toujours raisonnable, gentiment timbré(e)) ou carrément secoué(e), comment vous définiriez-vous ?
Toujours
raisonnable quand il s'agit de ma santé (enfin je suis gourmande mais
ça...!). Quand j'étais jeune, genre étudiante, je flippais de prendre
toutes ces substances qui rendaient dingue les autres. J'avais trop
trop peur. J'ai jamais sniffé de poppers, jamais pris d'ecsta, jamais
de coke, ni rien de chimique. Une petite tequila rapido fait tout aussi
bien l'affaire!
J'aime
être gentiment timbrée ou carrément secouée en famille surtout et avec
les très intimes. Je surprends parfois car on me connaît plutôt sage
mais il faut toujours se méfier de l'eau qui dort et je suis gémeaux...
J'aime jouer des deux côtés.
(j'ai cru que tu allais me dire que tu te saoulais au champomy...non sans blague pas besoin de substance illicites pour avoir un slip sur la tête, ce n'est pas la Mère Joie qui va me contredire...)
2) Qu'est-ce qui peut vous rendre fou/folle furieux(se) ?
La maltraitance sur les enfants, les hommes qui frappent leur femme, les vélos parisiens qui grillent les feux et roulent sur les trottoirs, la RATP, l'injustice flagrante, le KKK, la vente libre des armes à feu, l'incompétence, la maladie...
3) Qu'est ce qui peut vous rendre fou/folle de joie ?
Ma fille qui rigole, mon homme qui rigole, ma fille qui chante, mon homme qui chante, une bonne nouvelle, une surprise vraiment inattendue, une attention de quelqu'un qui me connaît bien, réussir un examen, avoir un super orgasme, manger dans un très grand restaurant, aller à Disneyland avec ma fille, aller au ciné, voir mes amis, un projet de voyage...
(je te déconseille de manger dans un très grand restaurant si tu vises ensuite le super orgasme avec l'homme qui chante et qui rigole...faut mieux avoir l'estomac pas trop plein ))
4) Avez-vous déjà fait une petite ou une grande folie par amour ?
Le
genre de plan, on va à la mer à 21h alors qu'on doit bosser le
lendemain ou claquer tous ses sous pour des voyages ou week end de rêve
en sachant qu'on va "morfler" pendant des mois! et des tas de folies
dans un autre domaine mais joker...
(petite coquine va...)
5) Vous gagnez le jackpot à l'Euromillion. Quelle est votre première folie?
Démissionner!! Mais est ce vraiment une folie? Démissionner en balançant tout ce que j'ai sur le coeur aux personnes concernées !
Mais en tout premier, je hurle à la folie quitte à faire peur à tout le voisinage!
(fais gaffe ils vont vouloir savoir pourquoi et réclameront leur part du gâteau)
6) Champ libre : Vous en êtes fou (folle) de ……..
Ma fille et son papa, des éclairs au caramel de la Maison du Chocolat, de cinéma, de ma famille, de romans policiers, d'Ashton Kutcher, de la mer, de Brian Molko, de mon lit, de mon IPhone, de mon blog et de tout ce qu'il apporte!
(hein que tu aimerais être à la place du petit ours en peluche? ))
Merci beaucoup Carole ! la prochaine fois que tu fais une descente à la maison du chocolat, pense à moi, je n'ai jamais goûté leurs éclairs au caramel mais ça doit être terrible...si toi aussi, tu as envie de t'affaler dans mon canapé, n'hésite pas à me contacter.
dimanche 16 août 2009
Should I stay or should I go ?
Après avoir testé le brumisateur, la bassine d'eau froide pour petits pieds gonflés (un peu plus et je prenais la voix de Rika Zaraï), les douches à répétition, la piscine municipale, je me suis enfermée quelques heures dans une salle obscure climatisée pour lutter contre la chape de chaleur qui s'est abattue sur Lyon.
Et je n'ai même pas été obligée d'aller voir une comédie américaine spécial ados, puisque mercredi est sorti le film Partir.
De quoi ça cause? Suzanne (interprétée par Kristin Scott Thomas), une femme d'une quarantaine d'années, vit une vie de famille (mariée, deux enfants) sans histoire et sans remous. L'arrivée chez elle d'un ouvrier espagnol Iban (Sergi Lopez) venu faire des travaux va bousculer cet petit équilibre. L'attirance est immédiate, violente et réciproque et Suzanne décide de tout quitter pour vivre avec lui.
Bouh me diras-tu, encore un film sur le trio classique le mari-la femme-l'amant. Sauf qu'Yvan Attal incarne à la perfection le rôle de notable local (il est chirurgien), macho qui considère que sa femme lui appartient, qu'elle est sa chose. Sauf que ce qui est au cœur du film très vite, ce n'est pas tellement la passion amoureuse mais c'est l'argent....on comprend très vite que si on vit d'amour et d'eau fraîche dans certains romans, la réalité est implacable voire pathétique quand on dépend depuis toujours financièrement d'un homme.
Kristin Scott Thomas est tour à tour lumineuse dans les bras de son amant, elle se bat bec et ongles car elle revit mais la première scène du film nous suggère que cette passion se terminera tragiquement quoiqu'elle fasse. Le délicieux accent espagnol (ben oui c'est ma petite faiblesse) de Sergi Lopez est une raison de plus pour vivre par procuration cette histoire.
mardi 14 juillet 2009
Woody Allen et Sylvie Guillem dans un porte-bébé
Après un titre pareil, il ne faudra pas que je vienne me plaindre d'attirer les tordus, les bizarres et les carrément space sur mon blog via les requêtes google )
Mais consacrer un billet sur un ballet et un film pas vraiment grand public un 14 juillet, n'est ce pas un peu suicidaire? Pas de ma faute, si la semaine dernière a été riche en sorties, si aujourd'hui c'est férié et si la blogosphère risque de ressembler à une station balnéaire hors saison.
L'exploit de vendredi dernier a été non seulement d'enchaîner deux sorties mais aussi de cumuler deux déceptions.
(lot de consolation : Henri Cavill ci-dessus n'est pas désagréable à regarder)
Commençons par le dernier Woody Allen, Whaterver works que je me suis empressée d'aller voir dès mon premier jour de congé.
Alors que j'avais lu et entendu de très bonnes critiques à son sujet, je l'ai trouvé paresseux, en manque d'inspiration, d'imagination, sans réelle mise en scène. Soit les dialogues sont brillants, mais cela donne un peu l'impression de lire un recueil d'aphorismes de Woody Allen et leur enchaînement n'est même pas particulièrement drôle. L'acteur principal, incarnation partielle du réalisateur, n'a rien d'exceptionnel et la jeune fille qui s'entiche de lui est carrément fade...on aurait préféré largement Woody Allen à l'écran même s'il n'a plus l'âge d'incarner le rôle. Visiblement ceux qui avaient descendu Match Point ou Vicky Christina Barcelona ont adoré ce film....et inversement ).
(photo d'un spectacle précédent, Sylvie Guillem et Akram Khan)
Le soir même, je retrouvais une amie et profiter des largesses du comité d'entreprise de l'homme pour me rendre aux Nuits de Fourvière voir le ballet créé par Sylvie Guillem. C'est quasiment devenu une tradition : tous les ans, je dîne avec la même amie dans le vieux Lyon et puis nous montons sur la colline de Fourvière, nous profitons de la vue extraordinaire sur la ville depuis les arènes et nous assistons à un spectacle de danse (et souvent celui proposé par Sylvie Guillem).
Mais cette année, je suis restée sur ma faim malgré l'histoire de ce chevalier Éon à la destinée hors du commun, malgré les costumes magnifiques d'Alexander Mcqueen, malgré les jeux de lumière sublimés par le lieu et la nuit noire (le spectacle commence à 22h). Après un passage époustouflant pendant lequel Sylvie Guillem, accompagné pour ce ballet de Robert Lepage et Russel Maliphant jouent et dansent autour de trois tables, j'ai guetté les passages dansés bien trop rares à mon goût au profit de monologues ou de scénettes jouées.
Sylvie Guillem a toujours une grâce, une façon de se déplacer dans l'espace, une souplesse, une expressivité éblouissantes mais j'ai eu le sentiment, peut-être à tort, qu'elle donnait moins au public que dans ses précédents spectacles... ou bien a-t-elle voulu sciemment misé plus sur la mise en scène (parfois magiques comme le passage où l'on a le sentiment que les danseurs sont en lévitation) que sur la chorégraphie.
Et vous, avez-vous déjà été déçu par quelqu'un dont vous étiez fan?
Edit : l'interview Thierry Pastor sera en ligne demain ! et si je vous dis, tu sais ce qu'elle te dit la fraise, vous avez deviné de qui il s'agit....
Edit 2 : demain j'ai prévu une virée à bébé neuf et je suis toujours indécise concernant l'achat d'une écharpe de portage (d'où le titre du billet vous suivez?). Pour le chérubin j'avais acheté un porte-bébé babybjork à 80 euros qui me faisait un mal de dos terrible mais je ne suis pas sûre de maîtriser les 10 noeuds pour pouvoir porter numéro 2 (je sais qu'il existe des ateliers mais bon comment te dire quand j'ai du temps libre, j'ai envie de faire autre chose..je sais je suis chieuse). Il me faut un truc facile, rapide, confortable, utilisable dès la naissance ou presque et compatible avec un chérubin qu'il faudra amener à l'école à pied. Bref si vous avez une bonne expérience, un conseil, n'hésitez pas à me les faire partager !
mardi 26 mai 2009
Non pas une mais deux bannières !!
Je suis une quiche pour créer des bannières (et pas que pour ça d'ailleurs) mais heureusement mes copines blogueuses se débrouillent bien mieux que moi et deux m'ont proposé leur talent (encore merci les filles !).
Dans l'ordre chronologique, Sandra L m'a envoyé cette bannière :
( et le code à insérer si le coeur vous en dit et si vous avez une colonne de droite assez large <a href="http://chocoladdict.canalblog.com//" target="_blank"><img src="http://img268.imageshack.us/img268/318/ressemblance1.jpg" alt="Badge Neu Wave" title="Jeu des ressemblances" /></a><!-- Fin du code --></span></span></span></p>)
et hier j'ai reçu celle-là concoctée par Pimousse :
( et voici le code html si vous avez envie d'en faire la pub sur votre blog : <a href="http://chocoladdict.canalblog.com/archives/2009/05/20/13744875.html" target ="_blank"><img class="aligncenter"src="http://ptipimous.hautetfort.com/files/banni %C3%A8re%20chocoladdict.jpg"alt="" /></a></p> )
A part ça, j'ai recensé pour le moment SEULEMENT 6 participations (fort sympathiques au demeurant), ça va être rude de désigner un vainqueur, peut-être qu'un vote par commentaire nous aidera l'homme et moi...si vous n'avez pas encore joué, vous avez encore jusqu'à dimanche minuit !
Pas d'interview Thierry Pastor aujourd'hui car je n'ai pas eu le temps de la peaufiner hier ni de l'illustrer dignement ...je m'absente quelques jours et je retrouve plein de commentaires à mon retour, plein de billets à lire et aussi pas mal de choses à vous raconter ces prochains jours :
- Mon palmarès personnel du prix des lectrices Elle (le vrai résultat tombe ce soir mais je n'assisterai pas à la soirée parisienne)
- Mon dernier coup de coeur ciné vu ce dimanche, le dernier film d'Almodovar
- Mon dernier plaisir gustatif : les macarons de Pierre Hermé savourés après le film le même dimanche
Je mets cela en ligne dès que le temps me le permet promis )
mercredi 29 avril 2009
Le plus beau jour du reste de ta vie
Ca faisait un petit moment qu'il attendait sagement aligné avec d'autres DVD dans la bibliothèque et samedi soir, on s'est enfin décidé à regarder le film Le plus beau jour du reste de ma vie.
Pour la petite histoire, il est sorti au cinéma en plein été, sans aucun battage médiatique, plateau télé, promotion d'acteurs et pourtant le bouche à oreilles a très bien fonctionné et il a connu un grand succès auprès du public. Du même réalisateur, Rémi Bezançon, j'avais déjà vu Ma vie en l'air, une histoire pas déplaisante mais un peu inaboutie.
Et alors ? EMBALLEE ! les acteurs sont excellents : j'adore Jacque Gamblin qu'on voit finalement assez peu sur le grand écran (hypothèse 1) il n'est pas bankable; hypothèse 2) sa vie ne se résume pas à son métier et ne court pas après toujours plus d'argent), Zabou que j'aime aussi beaucoup derrière la caméra incarne sans fausse note la mère de famille un peu anxieuse. Les enfants sont joués par Pio Marmai pas déplaisant du tout à regarder, Marc-André Girondin qui a un petit air de ressemblance avec Gaspard Uriel (mais sans l'option je me la pète) et Déborah François.
Pour les fans de Desplechin, je vous préviens, ici on est dans une famille de la classe moyenne (les Duval) et pas dans un cercle de bobos parisiens. Le film est construit autour de 5 moments clés de l'histoire de cette famille, 5 moments qui marquent pour chacun des membres une évolution. C'est parfois filmé comme un clip avec une musique très présente, des flash-blacks, une ouverture et une fin construite autour d'une séquence vidéo. Certains trouveront que c'est artificiel, j'y vois plutôt le signe d'une originalité.
Je ne vais pas tout vous raconter mais comme dans toute famille, il y a des hauts et des bas et ma glande lacrymale dysfontionnante a été mise à rude épreuve ! Une fois l'écran éteint, la tête sur l'oreiller, la chambre plongée dans le noir, on se demande comment on réagira le jour où les enfants quitteront la maison, comment on vivra la quarantaine et la baisse de désir dans le couple, comment on survivra à la perte de l'un des nôtres... la vie quoi...
dimanche 29 mars 2009
Noir c'est noir : les amateurs de polar sont à Lyon ce week-end
Samedi après-midi, en revenant d'une virée lèche-vitrine avec belle-maman, nous sommes passés devant le palais du commerce, l'occasion de lui montrer la magnifique salle des changes et d'aller faire un tour dans une des nombreuses manifestations proposées par le festival Quais du Polar.
Non seulement belle-maman, s'est extasiée sur la beauté du décor mais j'ai pu voir un nombre impressionnant d'auteurs policiers au m2 venus signer leurs bouquins. En arrivant j'ai repéré Hannelore Cayre, avocate et écrivain dont j'ai lu et aimé Toiles de maîtres, Commis d'office ou Ground Zero et que j'ai trouvé beaucoup plus jolie en vrai qu'en photo (désolée aucun cliché n'accompagne ce mini-reportage, George Sand fait cela beaucoup mieux que moi...je suis trop timide pour dégainer mon appareil vu qu'il n'y avait pas une foule immense).
En face d'elle quasiment, était assis le charmant Ian Levison dont je vous conseille Tribulations d'un jeune précaire (sorte d'autobiographie très drôle dans lequel il raconte tous ses petits boulots les plus merdiques les uns que les autres). Comme mon amoureux avait beaucoup aimé son roman policier, Un petit boulot, je lui ai demandé une dédicace de son dernier livre, trois hommes deux chiens et une langouste, et lui ai glissé quelques mots en anglais. Vraiment charmant....
Nous nous sommes ensuite balladés entre les différents stands, servant de guide à belle-maman qui, bien que grande lectrice, lit peu de policiers. C'était assez étrange de mettre un visage sur un auteur avec lequel on a passé quelques heures ou plus. Je sais maintenant à quoi ressemble William Bayer, Lawrence Block (dont j'avais beaucoup aimé Lendemains de terreur), Caryl Ferey (dont je vous avais parlé dans le cadre du prix Elle pour son roman Zulu), Marcus Malte (qui a reçu le prix Elle l'an passé pour le très bon Garden of love) ou encore Stéphane Michaka (qui faisait aussi partie de la sélection Elle pour son livre La fille du Carnégie).
Le plus connu du grand public était peut-être à ce moment-là Jean-Christophe Grangé qui posait son blouson sur sa chaise quand nous sommes passés devant lui et qui créait déjà un mini-attroupement. Aujourd'hui était attendu Douglas Kennedy (le livre vraiment policier écrit par lui est sans doute Cul de sac)
J'ai même eu droit au regard appuyé et charmeur de Carlos Salem ...j'ai appris par la suite dans un petit texte qu'il avait écrit pour le festival qu'il adorait courir après les femmes....
Pour les lyonnais et les lyonnaises, vous avez encore jusqu'à ce soir pour découvrir le polar à travers le cinéma, la littérature, la jeunesse ou la bande dessinée !
Et vous, lisez-vous des thrillers, des romans policiers? quel est votre auteur préféré dans ce domaine?
lundi 23 mars 2009
Grand torino et Welcome : deux films à voir !
Quand on va moins au cinéma qu'avant faute de disponibilité ou de baby-sitter, on n'a moyennement envie de
tomber sur un film qu'on aurait pu visionner sur DVD à la maison.
Heureusement le flair de mon cinéphile d'amoureux m'a permis de
découvrir deux films que je vous encourage vivement à aller voir.
Gran torino,
dernier film de Clint Eastwood, est l'histoire d'un ancien combattant
du Vietnam (Walter), aigri, raciste et bourré de préjugés qui va
rentrer dans la vie malgré lui d'un jeune garçon Thao et de ce fait
apprendre à mieux connaître une communauté qu'il déteste à priori.
Clint Eastwood se prend comme à ses débuts dans Inspecteur Harry pour
un cow-boy des temps modernes, dégainant plus vite que son ombre sauf
que cette fois il ajoute une touche de parodie à son propos et évite ce qui pourrait être parfois ridicule vu son âge. Le film est émaillé de
scènes fortes : ici Walter réalise soudain qu'il a plus de points communs
avec ses voisins hmong qu'avec sa propre famille, plus tard il
s'interroge sur le sens de la vie et de la mort avec un prêtre. Trop tard il se rend compte qu'il n'arrivera jamais à effacer le fossé
d'incommunicabilité creusé entre lui et son fils. Alors que le film
semble prôner la légitime défense, Clint Eastwood nous amène là où on
ne l'attendait pas à notre plus grand plaisir.
Avec Welcome, la vie des réfugiés qui fuient leur pays pour une démocratie, pour un travail et avec l'espoir d'un eldorado a un visage, celui de Bilal 17 ans qui a quitté l'Irak et se retrouve bloqué à Calais alors que le but de son voyage est Londres. Avec ce film Philippe Lioret dénonce l'indifférence, celle qui nous pousse à tout accepter et à fermer les yeux, à dire "je ne savais pas" sous prétexte qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde; l'ambivalence d'une France qui se proclame pays des droits de l'homme mais chasse des hommes comme des animaux. On est pourtant loin du documentaire et du discours moralisateur car Welcome c'est avant tout l'histoire d'un maître nageur, un peu rustre, paumé car en pleine procédure de divorce (et formidablement joué par Vincent Lidon) qui va tendre la main à Bilal dans l'espoir de reconquérir sa femme.
La
phrase du film : "ce gamin a fait 4000 kilomètres à pied et maintenant
il veut traverser la manche à la nage pour rejoindre celle qu'il
aime...moi j'ai même pas été capable de traverser la rue pour te
retenir."
Comme on n'est pas à Hollywood, ça finit mal...prévoyez un mouchoir !)
vendredi 27 février 2009
Glop/Pas glop
Glop : c'est parfois un sport national entre mamans de râler après nos petits morveux qui nous en font voir de toutes les couleurs mais le quotidien maternel est émaillé aussi de chouettes moments comme lorsque le chérubin me voyant bailler après un retour tardif à la maison plante son regard dans le mien et me déclare "moi aussi je suis fatigué" ou lorsqu'il me sort, alors que je lui relis une histoire qu'il adore, "elle mange du plancton la baleine" (c'est une phrase de l'histoire soit mais ça m'a un peu scotché sur le coup).
Pas glop : Je ne sais pas si vous étiez devant votre poste mardi soir pour le come back de la Nouvelle star mais j'ai trouvé la mise en bouche sans saveur et inodore. Aucun candidat ne m'a remué les tripes ou ne m'a touché par sa voix et Lio n'a même pas daigné sortir ses décolletés ou ses mini-jupes tellement courtes qu'on voit sa culotte. La semaine prochaine le jury se déplace à Lyon, espérons que les talents locaux dépotent un peu plus !
Pas glop : jamais le temps de classer les photos de l'été dernier ni de faire imprimer celles prises depuis, pas le temps de prendre rendez-vous avec mon banquier (ça fait 5 ans que je parle de faire rapatrier mon compte à Lyon), pas le temps de changer l'ampoule de la cave (parce qu'il faut descendre d'abord un escabeau pour démonter un abat-jour) , pas le temps de laver ma terrasse, peu de temps pour lire vos blogs et les commenter, pas le temps pour relooker le mien, pas le temps de mettre sur ma clef usb tout ce qu'il y a sur mon disque dur avant que mon ordi ne me lâche, pas le temps de vous faire partager mes dernières lectures...je crois que j'aurais pu y consacrer un billet entier, mais c'était trop déprimant ...
Glop : Hier était une journée bien plus sympathique que le reste de la semaine puisque je suis retournée au cinéma voir Le code a changé (pas un chef d'œuvre en soi mais les films que j'avais vraiment envie de voir duraient tous plus de 2h et ne collaient pas avec le timing prévu) et que j'ai enchaîné sur une séance de massage grâce à un bon cadeau offert par ma soeurette à Noël dernier...je vous raconte cela plus en détail la semaine prochaine !
Sur ce, je vous souhaite un superbe week-end...ici du beau temps est prévu pour Samedi, ça tombe bien je ne bosse pas !
mercredi 25 février 2009
Travail buissonnier
Nous sommes vraiment des parents indignes. Demain non seulement nous ne bossons pas mais nous n'en profitons pas pour garder le chérubin (on s'arrangera quand même pour qu'il fasse une petite journée et puis il est resté quasiment une semaine à la maison début février).
A la naissance de la chère tête blonde, bouffés par la routine, dévorés par le temps qui passe trop vite, conscients de se croiser souvent sans pouvoir vraiment se parler tranquillement, soucieux de ne pas être qu'un couple de papa-maman, en manque de moments rien quà nous deux, nous avons institué le RTT amoureux. On en profite pour renouer avec notre fréquentation assidue des salles obscures, pour grignoter un morceau peinards, pour flâner tout simplement sans avoir l'oeil sur la montre.
Je vous en dis pas plus sur le programme de demain mais à priori ce sera une chouette journée....
Et vous, vous avez des RTT? comment les utilisez-vous?











