mercredi 4 novembre 2009
Qui lit petit lit toute sa vie
Chez les chocoladdict, on lit beaucoup : au lit, dans les transports en commun, sur le canapé, en vacances, aux toilettes (pas moi mais lui oui)....On lit des romans, des essais, des journaux, des magazines. On s'offre des livres, on emprunte en bibliothèque, on échange avec des amis, avec les proches...
Logiquement, le chérubin a eu très tôt des livres entre les mains. En tissu d'abord, animés ensuite, les premiers souvenirs de lecture avec lui sont liés à Emile Jadoul et à deux titres que je te conseille si tu as des enfants en bas âge, Qui c'est qui? et Qui est là ? L'enfant peut toucher des textures différentes, entendre différentes onomatopées, soulever des rabats...succès assuré !
Aujourd'hui, les histoires du soir font partie du rituel du coucher. C'est un moment de détente, d'échange, de rires, d'étonnement..pour rien au monde je ne me passerais de ces instants précieux.
Quant à Miss Zen, elle se paie le luxe d'avoir dès son plus jeune âge un lecteur personnel rien que pour elle :
Ce billet est ma participation au concours organisé par MissBrownie sur le thème L'enfant et la lecture (catégorie 2-4ans)
Et chez vous, quelle place ont les livres?
mercredi 9 septembre 2009
Ma read-list rentrée littéraire 2009
La rentrée littéraire, vaste coup médiatique et commercial pour doper les ventes, coup de fouet aux achats de livres., copinage entre éditeurs, journalistes et écrivains? ...toujours plus de titres (pas forcément vrai cette année), toujours les mêmes dont on parle dans les journaux et la presse, peu à sauver du lot?....peut-être mais quand on aime lire , difficile de résister à la tentation de ne pas en rajouter quelques-uns à sa bibliothèque.
Voici ma petite sélection quasiment 100% littérature anglo-saxonne car c'est ce que je dévore le plus :
La double vie d'Irina de Lionel Shriver.
De cet auteur, j'ai lu Il faut qu'on parle de Kévin (sorti en poche depuis), un livre sur les rapports mère-fils qui ne vous brosse pas dans le sens du poil et dont on ne sort pas indemne....j'attends d'être aussi secouée par son second livre paru en France dont voici un résumé.
L.A. Story de James Frey
Son précédent livre, Milles morceaux, récit de sa descente aux enfers (drogues et alcool) puis de son séjour dans un centre de désintoxication, a été très controversé aux États-Unis. L'éditeur avait qualifié le livre de "mémoires" alors que même s'il s'appuie sur l'expérience personnelle de son auteur, il est en partie romancé. Des journalistes, des présentateurs de talk show ont crié au scandale la VÉRITÉ étant selon eux bafouée. Même Breat Easton Ellis et Norman Mailer qui avaient crié ,dans un premier temps au génie, ont lâché Frey quand l'affaire s'est emballée.
Dans son nouveau roman, l'auteur dessine un portrait et une histoire de Los Angeles à travers le destin croisé de 4 personnages.
Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann
Il fait partie des auteurs que j'ai envie de suivre par fidélité. Les saisons de la nuit, La rivière de l'exiil, Ailleurs en ce pays, Danseur (biographie romancée de Rudolf Noureiev) me laissent tous des souvenirs vivaces, seul son dernier livre Zoli ne m'avait pas emballé.
Lait noir d'Elif Shafak
Cette fois, le choix est guidé par le thème du livre, une dépression post-partum dont a souffert Elif Shafafk pendant 10 mois après la naissance de son enfant...même si le sujet n'est plus tabou aujourd'hui, il n'est jamais vain de contrebalancer cette image trop idéalisée de la grossesse et de la maternité véhiculée par les médias, la société et cela même si d'autres ont déjà écorné l'image d'Epinal avant (Un si heureux événement par exemple d'Eliette Abécassis)
Netherland de Joseph O'Neil
Un livre acclamé par la critique outre-manche et par Obama lui-même..une visite de Manhattan et de la grosse pomme dans laquelle le lecteur est invité à suivre les déambulations d'un homme seul, plaqué par les siens. Il parait même que cela parle de cricket sans être ennuyeux ! j'attends de voir ça...
Souvenez-vous de moi de Richard Price
L'homme avait adoré le roman Le Samaritain...cette fois l'auteur s'attaque à la classe des bobos new-yorkais. S'il le fait avec autant de talent qu'il a travaillé à la série The Wire dont les échos sont élogieux , c'est un excellent moment de lecture qui s'annonce.
Et comme le hasard fait parfois bien les choses, comme l'homme connaît mes goûts parfois mieux que moi, il est fort probable qu'un ou deux titres se retrouvent bientôt dans mes cadeaux d'anniversaire.
Et vous, la rentrée littéraire elle passera ou pas par vous?
mercredi 12 août 2009
Lectures pour voyager dans son fauteuil
Si tu n'as pas la chance de te faire dorer la pilule au soleil cet été , si tu ne sais pas quoi choisir quand tu vas à la bibliothèque, si les soirées télé te paraissent aussi désespérantes qu'un dimanche devant Michel Drucker alors voici mes derniers coups de coeur rayon livres :
Rêves de garçons de Laura Kasischke
Une fois de plus, ne t'arrête pas au titre ! Je ne sais pas si la traductrice ou l'éditeur font un travail de sape délibéré ou si c'est du second degré mais je m'étais faite la même remarque avec un livre que j'avais adoré du même auteur, A moi pour toujours. Dans les deux cas, ça sonne comme du harlequin mais ce n'en est pas l'espace d'une seconde ! Cette fois-ci Laura Kasischke nous entraîne, dans les années 70, dans un camp d'été lors d'un stage de formation de pom-pom girls. Elle n'a pas son pareil pour nous décrire les tourments, les peurs, les découvertes des adolescents. Après avoir fait monté la tension peu à peu à partir d'une situation de départ assez banale (trois jeunes filles fuguent du camp l'espace de quelques heures pour aller se baigner dans un lac), on se laisse totalement dérouter par la fin. A lire avant la fin de l'été ! (NB: existe en poche)
Moi vivant, jamais vous n'aurez de pause de Leslie Plé
Pas besoin d'aimer ou de s'y connaître en BD pour apprécier ce titre qui se dévore très très vite. L'auteur raconte en bulles et avec beaucoup d'humour son expérience de libraire/vendeuse dans une grande surface de la culture. Conditions de travail abrutissantes, management à la japonaise, clients dont les demandes rivalisent d'absurdité, collègue lourdingue...on comprend pourquoi Leslie Plé a fini pour rendre son tablier et se consacrer à ses crayons. Rires assurés !
Le koala tueur de Kenneth Cook
On se demande en refermant ce recueil de nouvelles si l'auteur n'a pas une nette tendance à exagérer car à en croire ses chroniques il a échappé plusieurs fois à la mort ! Pandas, crocodiles (et voilà comment cette nuit-même j'ai cauchemardé que l'homme courait le fis dans les bras avec un énorme alligator sur les talons...c'était horrible!), éléphants, serpents, (là j'ai carrément zappé les chapitres étant donné mon hystérie à la simple évocation d'un reptile) , chat sauvage, requins, chameaux, Kenneth Cook a vécu une expérience mémorable avec chacune de ses bêtes en Australie. J'ai juré de ne jamais mettre un pied dans ce pays en refermant ce bouquin ou de ne pas m'éloigner des grandes villes ! A découvrir si vous aimez les reportages animaliers ou les voyages !
Seul le silence de R.J. Ellory
LE meilleur thriller que j'ai lu depuis longtemps ! Une fois ouvert, tu ne le lâches plus , absorbée aussi bien par la vie de Joseph Vaughan pleine de rebondissements que par cette série de meurtres de petites filles jamais élucidées et qui le poursuit toute sa vie..jusqu'à ce qu'on apprenne la vérité dans les dernières pages. C'est noir, c'est puissant, c'est bien plus qu'un roman de serial killer, plus ambitieux qu'un roman policier....le plus difficile sera de trouver le sommeil après avoir refermé le livre ! (et en plus j'ai une petite dédicace de l'auteur présent au salon du polar cette année à Lyon)
La moisson ne pouvant être bonne à tous les coups, j'ai rencontré aussi quelques petites déceptions dans mes récentes lectures...la critique étant par essence subjective, ne jette pas ces livres dans ta poubelle si jamais ils sont sur ta table de chevet...
Retour en terre de Jim Harrison
Je crois que j'ai à peu près tout lu de cet écrivain américain et peut-être que je me suis lassée...j'ai retrouvé les mêmes thèmes, un personnage principal qui ressemble à beaucoup d'autres dans des livres précédents bref je n'ai pas eu de grande surprise...une réflexion tout de même sur la façon dont on aimerait mourir....
L'histoire d'un mariage de Andrew Sean Green
J'en avais entendu beaucoup parlé en bien et j'ai toujours trouvé passionnantes les histoires de couple, surtout lorsqu'il est annoncé sur la 4ème de couverture qu'on ne connaît jamais vraiment la personne avec qui on vit. Est-ce la faute à la traduction? est-ce le fait qu'on attend, page après page, quelque chose qui n'arrive pas? En tous cas, ce roman n'a pas réussi à me captiver...vite lu, vite oublié....
Les accommodements raisonnables de Jean-Paul Dubois
J'avais tellement aimé Une vie française que j'attendais la même force, la même justesse, la même émotion avec le dernier livre de Jean-Paul Dubois annoncé comme une saga. Hélas, trois fois hélas, cette fois la magie n'a pas opéré. La vie de ce quinquagénaire scénariste qui part à Hollywood pour adapter un film et pour s'éloigner d'une famille qu'il ne comprend plus ne m'a pas passionné. Les situations, pourtant peu communes '(soirées dans lesquelles il rencontre Nick Nolte ou Jack Nicholson), pourraient être largement plus savoureuses, le sort du héros, plutôt anti-héros, m'a très vite laissé indifférente.
Maintenant tu ne peux plus dire "j'sais pas quoi lire!"...je vais tenter, de mon côté, de poursuivre mon rythme de croisière avant les nuits blanches et l'absence de toute activité intellectuelle à venir....
jeudi 23 juillet 2009
Portaits de femmes : Kennedy ou Cusset?
Déçue par le dénouement fantastique de La femme du cinquième, j'attendais avec impatience le dernier Douglas Kennedy, Quitter le monde, l'histoire de Jane dont la vie va basculer à 13 ans après avoir déclaré à ses parents qu'elle ne se marierait jamais et n'aurait pas d'enfant, avec en filigrane toujours la même question "est-on maître de son destin?".
Le roman réunit tous les ingrédients pour nous tenir en haleine : blessures intimes, abandon, mauvais coups du sort (avec une thématique chère à l'auteur, celle de l'ascension suivie de la chute ), intrigue haletante....on a du mal à refermer sagement le livre pour rejoindre Morphée. Douglas Kennedy passe également au crible la société américaine et ses valeurs, le monde universitaire et donne une épaisseur psychologique à son héroïne qu'on suit sans déplaisir de Boston à Berlin, du Canada aux Etats-Unis. Quitter le monde n'est pas le meilleur roman de Douglas Kennedy (mes préférés étant L'homme qui voulait vivre sa vie, La poursuite du bonheur, Les charmes discrets de la vie conjugale), à force de multiplier les coups de théâtre, on finit par se dire que l'écrivain en fait trop....mais paradoxalement on tombe dans le piège, on s'accroche au personnage, on pleure avec elle (c'était carrément l'inondation sur mon boudin!) et n'est-ce pas cela l'essentiel ?
Quand les auteurs français arrêtent de se regarder le nombril pour écrire une saga familiale (dont les anglo-saxons semblent mieux maîtriser les codes), cela donne le magnifique Une vie Française de Jean-Paul Dubois et plus récemment Un brillant avenir de Catherine Cusset.
L'écrivain dont j'apprécie tout particulièrement la plume et le sens profond de l'auto-dérision, change totalement de registre dans son dernier roman en nous proposant le portrait tout en nuances d'une femme, Helen, des années 40 à nos jours. Construisant l'histoire de son héroïne par une série d'aller-retours dans le temps, Catherine Cusset nous livre peu à peu les clefs d'un personnage assez énigmatique avec lequel on voyage de l'Europe de l'est à l'Amérique, en passant par Israël ou l'Italie. Tour à tour, amoureuse d'un juif que ses parents refusent qu'elle épouse, femme pugnace fuyant la Roumanie pour trouver sa place aux États-Unis, mère d'un fils Alexandru dont elle a tracé le brillant avenir même s'il s'agit pour cela d'évincer Marie, une petite française avec qui il vit, Helen nous désarçonne, nous agace, nous émeut, nous bouleverse...on la croit exceptionnelle comme son destin et on découvre qu'elle est une femme comme nous, remplie de doutes et de failles.
Et vous, avez-vous lu une saga qui vous a scotché?
jeudi 25 juin 2009
Lectures pour un été à l'ombre
L'été sera tranquille, calme (m'enfin autant que faire se peut avec un chérubin pas toujours sage comme une image), au frais, siestif, au ralenti....dans l'attente de numéro 2 prévu pour début septembre. Ce sera l'occasion pour moi de m'octroyer des temps de lecture excptionnellement longs et nombreux avant un petit moment j'imagine.
Au programme :
- le dernier Douglas Kennedy Quitter le monde
- le thriller de R.J. Ellory dédicacé lors du quai du polar Seul le silence
- L'histoire d'un mariage d'Andrew Sean Greer parce que les histoires de couple, d'amour me passionnent toujours autant
- le dernier Jim Harrison Retour en terre pour voyager sur le continent américain tout en restant sur mon canapé
- le pavé et la saga de Richard Power Le temps où nous chantions offert pour mon anniversaire il y a deux ans mais jamais lu car trop gros pour être emporté dans mon sac tous les jours
- Les accomodements raisonnables de Jean-Paul Dubois si l'homme se magne pour le lire avant moi puisque c'est un cadeau
- et bien-sûr Libé au quotidien, des magazines de toutes sortes et plein de blogs....
mercredi 24 juin 2009
On ne dit pas caissière, on dit hôtesse de caisse
Plus jamais vous ne regarderez celle qui fait bip bip en passant vos articles sur le tapis roulant de la même façon après avoir lu ce livre.
Dans Tribulations d'une caissière, Anna a rassemblé les meilleurs chroniques de son blog pour nous faire partager son quotidien. Formation express, ennui, promotion, hiérarchie, emploi du temps, conditions de travail et surtout attitude des clients, rien n'échappe à son oeil très observateur...et souvent impitoyable sans que jamais elle ne le fasse sans humour.
Je n'ai jamais été ni impolie ni pénible avec une caissière mais en refermant le livre j'ai eu envie de leur tirer mon chapeau. Mais comment font-elles pour supporter de clients qui les traitent comme des machines, qui les insultent (et à qui elles ne peuvent pas répondre car c'est bien connu le client est roi), qui arrivent 5 minutes avant la fermeture (c'est vrai leurs horaires ne sont pas assez flexibles comme ça), qui leur reprochent des choses liées à la marque et pour lesquelles elles ne peuvent absolument rien, qui les prennent comme des exemples à ne pas suivre auprès de leurs enfants (dixit "tu vois comment tu finiras si tu ne travailles pas à l'école"...sauf que pas mal de caissières ont largement plus que le bac), qui les draguent de manière bien lourdingue, qui les méprisent.
Le client sympa existe mais il est rare alors la prochaine fois que je serai à la caisse de mon supermarché, fatiguée par une journée de travail, excédée par la petite vieille qui vient de me passer devant mine de rien, agressée par la musique d'ambiance et par l'animateur qui fait la promotion de 2 barils de lessive pour le prix d'un, j'essaierai d'y penser.....
Et vous, connaissez-vous ce blog? ce livre? ou l'univers de la grande distribution?
jeudi 28 mai 2009
Prix des lectrices Elle 2009
J'aurais pu vous faire croire que j'ai été reçue mardi soir comme une princesse dans un endroit de rêve, que j'ai eu la chance de rencontrer des écrivains et des people, que le buffet était à tomber par terre et que le champagne coulait à flot, qu'en plus je suis repartie les bras chargés de petits cadeaux offerts par les sponsors de la soirée... mais la vérité c'est que je ne suis pas allée à la remise des prix du jury littéraire des lectrices Elle 2009.
Je me suis contentée de lire presque tous les policiers (l'homme m'a filé un coup de main quand je voyais arriver l'échéance avec un certain stress et qu'il fallait rendre sa copie), certains romans me sont tombés des mains mais beaucoup m'ont plu et je ne les aurais probablement jamais découverts sans cette expérience. La catégorie document me laisse plus circonspecte : doit-on juger le sujet ou la qualité littéraire? l'importance du sujet traité prime-t-il sur le style?
J'ai vu ma plume et mon nom dans un numéro de Elle ...Juste quelques phrases sur les livres de ma sélection mais je garde quand même le magazine comme une petite fierté.
Je me suis amusée à dresser mon palmarès personnel et je me suis plantée pour 2 prix sur 3.
- Le roman qui m'a le plus touché, marqué, enthousiasmé est Des papillons sous la pluie et c'est Les déferlantes (dont on a largement plus entendu parler) qui a remporté les suffrages de cette catégorie.
- Le document que j'ai le mieux noté est la bio romancée sur Françoise Dolto, Ma Dolto. Sans blessures apparentes, a eu le prix du document. C'est le récit d'un reporter de guerre qui s'est penché sur les traumatismes de guerre et qui soutient l'idée qu'on n'en revient jamais indemne, qu'une guerre propre cela n'existe pas ( après la lecture de ce livre, jouer avec des flingues en plastique ou des armes-jouets m'a paru étrange et si cela fait partie de l'imaginaire des enfants, je préfère qu'on n'offre pas ce genre de cadeaux au chérubin)
- Pour le policier, j'ai eu un peu plus de flair ou les mêmes goûts que les autres lectrices puisque j'ai eu un net coup de coeur pour Zulu (ma critique à l'époque).
J'ai été comme une gamine à chaque fois que j'apercevais un colis siglé "Prix des lectrices Elle 2009" dans ma boîte aux lettres et je n'ouvrais jamais la lettre qui annonçait les titres à lire à venir pour garder la surprise. J'ai parfois eu le sentiment de manquer de temps, entre le boulot, ma vie perso, le blog et les plages que je devais garder pour la lecture et la critique des ouvrages reçus.
J'aurais bien aimé rencontrer d'autres lectrices du prix Elle 2009 mais la soirée était un mardi soir à Paris à nos frais. (ce qui signifie poser un jour de congé au moins et se trouver un hôtel pour la nuit)..on voudrait éviter les provinciales qu'on ne s'y prendrait pas autrement, non?)) alors je suggère que l'année prochaine on délocalise la remise des prix et la petite sauterie qui va avec...même si je ne serai plus de la partie.
Si vous aimez lire, si cela ne vous chagrine pas de délaisser quelque peu votre télé, si écrire quelques lignes sur les livres reçus ne vous rebute pas, je ne peux que vous poussez à tenter votre chance (il faut guetter le numéro de Elle dans lequel se trouve le questionnaire pour poser sa candidature mais je crois que cela ne devrait pas tarder) et à raconter, pourquoi pas en mai 2009 comment vous avez tringué avec l'écrivain en vogue du moment...
Edit 1 : si vous voulez lire un compte-rendu de la soirée, ça se passe ici (et je suis contente ça rejoint mon sentiment sur Elle).
mercredi 6 mai 2009
en Mai, lis des BD ou un policier
J'aime bien le mois de Mai : c'est rempli de ponts et les semaines au travail sont plus courtes, la croisette s'amuse et Roland Garros me ramène toujours à mes années lycées à cette période de l'année où le dilemme "réviser son bac ou regarder Agassi, Edberg, Brugera, Connors, Chang et j'en passe" se posait (en définitive, je m'arrangeais pour concilier les deux).
Pour ceux et celles qui voudraient profiter des jours fériés pour bouquiner un peu, voici en vrac mes dernières lectures :
- Je commence par le coup de coeur du moment, Le treizième conte de Diane Setterfield. Les amoureux des livres craqueront d'abord pour la couverture et se laisseront facilement convaincre par le résumé de la quatrième de couverture. Margaret Lea, l'héroïne, tient une librairire de livres d'occasion avec son père et depuis toujours semble préférer la compagnie des bouquins à celle des êtres humains. Un jour, elle reçoit une lettre de Vida Winter, écrivain célèbre de best-sellers, qui lui demande de rédiger sa biographie. D'abord réticente, elle se laisser séduire par le mystère qui entoure la vie de cette femme, part à sa rencontre et à la découverte d'une histoire familiale pleine de zones d'ombres, de fantômes, de jumelles qui ne sera pas sans résonance pour la jeune femme.
Pour qui? pour les fans de Jane Austen ou d'Emilie Bronte !
- J'ai attendu que La belle vie de Jay MacInerney sorte en poche pour le lire et c'est encore une très bonne surprise. Le roman s'ouvre sur un dîner dans un loft new-yorkais entre gens aisés et pour qui la vie semble être belle. Nous sommes le 10 septembre 2001 et dans quelques heures, le destin de chacun des personnages va basculer à jamais. C'est d'ailleurs à partir de ce moment que j'ai vraiment accroché au roman. Corrine qui s'ennuie au foyer va devenir bénévole sur le site de Ground Zero et va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie. Au delà de l'intrigue, j'ai apprécié le style de l'écrivain qui mêle humour, férocité, légèreté et mélancolie.
Pour qui? pour ceux qui ont envie de vivre par procuration les débuts d'une passion amoureuse !
- Difficile de faire plus qu'explicite que le titre Faites des gosses ( qu'ils disaient), bande dessinée de Linda Corozza. Après m'avoir fait beaucoup rire avec son premier opus, Je veux un bébé (moi non plus), Linda décrit ici les lendemains de l'accouchement, son expérience assez désastreuse et très drôle de l'allaitement, la première fois aux urgences, les nuits blanches ou comment une simple balade en poussette peut virer en épreuve digne de Pékin express. C'est un peu moins drôle que le premier tome mais on s'y reconnait fatalement si on est passé par là.
Pour qui ? pour toutes les jeunes mamans (désolée le papa est plutôt absent dans l'histoire) qui culpabilisent trop !
- Lu en quelques jours, Un sur deux est un thriller écrit par Steve Mosby et dont la critique de Gérard Collard était franchement enthousiaste. Mark Nelson vient tout juste de débarquer dans la brigade de John Mercer, flic de légende qui a repris du service après deux ans de dépression. Il se lance alors avec l'équipe en place à la poursuite d'un serial killer qui prend comme cible des couples, ne laissant qu'un des deux vivants. C'est haletant, on a envie de connaître la suite tout en craignant que les scènes les plus cauchemardesques hantent nos nuits. Pourtant on reste un peu sur sa faim quant à la psychologie des personnages ou le pourquoi de ce jeu macabre et surtout le rebondissement final est pour moi de trop. Cela ne rivalise pas avec Shutter Island avec lequel ce thriller a été comparé mais l'auteur a une imagination prometteuse.
Pour qui? pour ceux qui n'ont pas de grenier dans leur maison et qui ont envie de quelques frissons sous la couette !
Rendez-vous pour d'autres lectures...
mercredi 15 avril 2009
3 petits livres et puis s'en vont
Ça fait un bail que je ne vous ai pas causé de mes dernières lectures...faut dire que j'avais un peu la tête dans le guidon, enchaînant les romans, les policiers et les essais pour le prix des lectrices Elle mais ça y est j'ai rendu ma dernière copie et je puise à nouveau dans ma bibliothèque perso.
Impossible d'attendre avant de découvrir le dernier livre de Paul Auster, Seul dans le noir dans lequel se mêlent réalité et imagination et où l'intrigue nous pousse à nous interroger sur notre responsabilité vis à vis de notre propre existence comme vis à vis de l'Histoire. Paul Auster n'a rien perdu de sa patte, celle qui lui permet de raconter avec talent des histoires à l'intérieur de l'Histoire pleines de rebondissements et de personnages à la fois extraordinaires et pas si loin de nous.
Encore un auteur dont j'ai à peu près tout lu avec un plaisir plus ou moins grand (les premiers étant bien plus réussis que les derniers . Avec la trahison de Thomas Spencer, Philippe Besson excelle toujours autant à observer et disséquer la nature et la complexité des liens qui se nouent entre les trois personnages de son roman. Dommage qu'on devine assez rapidement le dénouement final et que l'écriture trop appliquée n'arrive pas à nous faire oublier qu'il s'agit d'une pure fiction.
Décidément j'ai enchaîné les auteurs que je connaissais déjà sans même m'en rendre compte. J'avais bien aimé Kiffe kiffe demain et Du rêve pour les oufs, j'ai été déçue par les gens du Balto de Faïza Guène. On se croirait un peu dans un film d'Audiard, une transposition littéraire des tontons fligeurs tant les dialogues sont marqués et les personnages bigger than life.
Et vous, quand vous aimez un auteur, vous lisez tout de lui ou pas?
Edit 1 : on parle de moi dans le fil blog d'Elle !!
dimanche 29 mars 2009
Noir c'est noir : les amateurs de polar sont à Lyon ce week-end
Samedi après-midi, en revenant d'une virée lèche-vitrine avec belle-maman, nous sommes passés devant le palais du commerce, l'occasion de lui montrer la magnifique salle des changes et d'aller faire un tour dans une des nombreuses manifestations proposées par le festival Quais du Polar.
Non seulement belle-maman, s'est extasiée sur la beauté du décor mais j'ai pu voir un nombre impressionnant d'auteurs policiers au m2 venus signer leurs bouquins. En arrivant j'ai repéré Hannelore Cayre, avocate et écrivain dont j'ai lu et aimé Toiles de maîtres, Commis d'office ou Ground Zero et que j'ai trouvé beaucoup plus jolie en vrai qu'en photo (désolée aucun cliché n'accompagne ce mini-reportage, George Sand fait cela beaucoup mieux que moi...je suis trop timide pour dégainer mon appareil vu qu'il n'y avait pas une foule immense).
En face d'elle quasiment, était assis le charmant Ian Levison dont je vous conseille Tribulations d'un jeune précaire (sorte d'autobiographie très drôle dans lequel il raconte tous ses petits boulots les plus merdiques les uns que les autres). Comme mon amoureux avait beaucoup aimé son roman policier, Un petit boulot, je lui ai demandé une dédicace de son dernier livre, trois hommes deux chiens et une langouste, et lui ai glissé quelques mots en anglais. Vraiment charmant....
Nous nous sommes ensuite balladés entre les différents stands, servant de guide à belle-maman qui, bien que grande lectrice, lit peu de policiers. C'était assez étrange de mettre un visage sur un auteur avec lequel on a passé quelques heures ou plus. Je sais maintenant à quoi ressemble William Bayer, Lawrence Block (dont j'avais beaucoup aimé Lendemains de terreur), Caryl Ferey (dont je vous avais parlé dans le cadre du prix Elle pour son roman Zulu), Marcus Malte (qui a reçu le prix Elle l'an passé pour le très bon Garden of love) ou encore Stéphane Michaka (qui faisait aussi partie de la sélection Elle pour son livre La fille du Carnégie).
Le plus connu du grand public était peut-être à ce moment-là Jean-Christophe Grangé qui posait son blouson sur sa chaise quand nous sommes passés devant lui et qui créait déjà un mini-attroupement. Aujourd'hui était attendu Douglas Kennedy (le livre vraiment policier écrit par lui est sans doute Cul de sac)
J'ai même eu droit au regard appuyé et charmeur de Carlos Salem ...j'ai appris par la suite dans un petit texte qu'il avait écrit pour le festival qu'il adorait courir après les femmes....
Pour les lyonnais et les lyonnaises, vous avez encore jusqu'à ce soir pour découvrir le polar à travers le cinéma, la littérature, la jeunesse ou la bande dessinée !
Et vous, lisez-vous des thrillers, des romans policiers? quel est votre auteur préféré dans ce domaine?

























