lundi 9 novembre 2009
Tous à l'eau !
Tu as mis ton maillot, ton bonnet de bain et tes palmes (pour avoir de belles fesses et des jambes de sirène comme celles de Madame Kévin)? alors va chercher ton fils, ta nièce, ta cousine et suis-moi dans l'univers du livre-CD "A l'eau".
Dans la mare à Toto, on croise Nina, Nino, une mouche mais aussi une vache, un crocodile. Chaque chanson est illustrée sur une double page aux illustrations très réussies et si tu as envie de pousser la chansonnette, il suffit de suivre les paroles. Les rythmes sont variés : ça rappe, ça groove, ça balance. Tends l'oreille : tu vas entendre du xylophone, de la guitare, du violoncelle mais aussi des bruits de bouteilles, de bouchons, de tuyaux d'eaux....
J'ai une petite préférence pour Le crocodile aux sonorités de musique africaine et Le Bateau de Nina.
Le chérubin qui n'aime en général pas la musique destinée aux tout-petits a tout de suite aimé le CD, il écoute les histoires, répond aux questions et accompagne certains morceaux avec ses baguettes de tambour.
Par contre je vais peut-être te choquer mais je trouve toujours les voix d'enfants assez insupportables...si c'était le tien, tu ne dirais pas ça, me rétorque l'homme..faut voir )
Si tu as apprécié la baignade, tu peux aller jeter un œil sur le site d'Enfance et musique et peut-être trouver une chouette idée de cadeau pour Noël !
mercredi 4 novembre 2009
Qui lit petit lit toute sa vie
Chez les chocoladdict, on lit beaucoup : au lit, dans les transports en commun, sur le canapé, en vacances, aux toilettes (pas moi mais lui oui)....On lit des romans, des essais, des journaux, des magazines. On s'offre des livres, on emprunte en bibliothèque, on échange avec des amis, avec les proches...
Logiquement, le chérubin a eu très tôt des livres entre les mains. En tissu d'abord, animés ensuite, les premiers souvenirs de lecture avec lui sont liés à Emile Jadoul et à deux titres que je te conseille si tu as des enfants en bas âge, Qui c'est qui? et Qui est là ? L'enfant peut toucher des textures différentes, entendre différentes onomatopées, soulever des rabats...succès assuré !
Aujourd'hui, les histoires du soir font partie du rituel du coucher. C'est un moment de détente, d'échange, de rires, d'étonnement..pour rien au monde je ne me passerais de ces instants précieux.
Quant à Miss Zen, elle se paie le luxe d'avoir dès son plus jeune âge un lecteur personnel rien que pour elle :
Ce billet est ma participation au concours organisé par MissBrownie sur le thème L'enfant et la lecture (catégorie 2-4ans)
Et chez vous, quelle place ont les livres?
lundi 2 novembre 2009
Show cacao
Un blog se nommant Chroniques d'une chocoladdict sans billet sur le salon du chocolat (version lyonnaise) c'est comme un été sans barbecue, la Bretagne sans la pluie, une rentrée des classes sans larmes, une émission d'Arthur sans Michèle Bernier...bref ce week-end j'ai arpenté les allées cacaotées de l'espace double mixte de Villeurbanne pour toi et faute de te rapporter quelques gourmandises, j'ai pris des photos.
Tu t'amuses peut-être avec la pâte à modeler de tes enfants, avec de la laine ou du fil à broder et bien tu n'es pas la seule /le seul à avoir l'âme d'un(e) artiste...sauf qu'il faut avoir une sacré dose de patience et de self-contrôle pour réaliser des sculptures entièrement en chocolat, non?
Mate un peu le travail ! Je me demande si quelqu'un va les manger à la fin du salon...
Dans la série "je fais ce que je veux avec la nourriture", les italiens invités à ce salon se sont amusés à réaliser le plus grand tiramisu du monde et sont rentrés dans le guiness des records :
Non ils ne refont pas le carrelage mais bien un tiramisu
qu'est ce qu'elle fait la dame à genoux ? elle met du tiramisu dans des verres si jamais tu as envie de goûter...
Bien entendu au salon du chocolat, tu trouves principalement des chocolatiers mais aussi des stands de vin, de champagne, de chocolathérapie et de livres de cuisine spécial chocolat :

De quoi trouver des idées de recette pour au moins 10 ans...
A part ça, ce genre d'endroit quand on a décidé de se mettre à la diète est un véritable supplice tant les tentations sont nombreuses et variées :
Non je ne tremperai pas mes lèvres dans ce verre de chocolat chaud italien
Tu crois que tu vas m'entuber avec tes fruits...
Ton imagination est sans limite mais non merci...
Inutile d'insister je te dis....
Bon un tout petit morceau alors...
Une accro au chocolat qui repart sans avoir quasiment rien goûté et les mains vides tu y crois toi? ...ben t'as tort, impossible de repartir sans souvenirs à savoir la spécialité de la chocolaterie Pierre Chauvet, le "Millefeuille au chocolat" (allez pleure pas, tu peux en acheter sur leur site) ainsi qu'un assortiment des spécialités de Philippe Bel, installé depuis peu à Lyon....ce sera ma récompense du samedi soir )
Sur ce, arrête de baver, tu vas tâcher tes vêtements...
mercredi 9 septembre 2009
Ma read-list rentrée littéraire 2009
La rentrée littéraire, vaste coup médiatique et commercial pour doper les ventes, coup de fouet aux achats de livres., copinage entre éditeurs, journalistes et écrivains? ...toujours plus de titres (pas forcément vrai cette année), toujours les mêmes dont on parle dans les journaux et la presse, peu à sauver du lot?....peut-être mais quand on aime lire , difficile de résister à la tentation de ne pas en rajouter quelques-uns à sa bibliothèque.
Voici ma petite sélection quasiment 100% littérature anglo-saxonne car c'est ce que je dévore le plus :
La double vie d'Irina de Lionel Shriver.
De cet auteur, j'ai lu Il faut qu'on parle de Kévin (sorti en poche depuis), un livre sur les rapports mère-fils qui ne vous brosse pas dans le sens du poil et dont on ne sort pas indemne....j'attends d'être aussi secouée par son second livre paru en France dont voici un résumé.
L.A. Story de James Frey
Son précédent livre, Milles morceaux, récit de sa descente aux enfers (drogues et alcool) puis de son séjour dans un centre de désintoxication, a été très controversé aux États-Unis. L'éditeur avait qualifié le livre de "mémoires" alors que même s'il s'appuie sur l'expérience personnelle de son auteur, il est en partie romancé. Des journalistes, des présentateurs de talk show ont crié au scandale la VÉRITÉ étant selon eux bafouée. Même Breat Easton Ellis et Norman Mailer qui avaient crié ,dans un premier temps au génie, ont lâché Frey quand l'affaire s'est emballée.
Dans son nouveau roman, l'auteur dessine un portrait et une histoire de Los Angeles à travers le destin croisé de 4 personnages.
Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann
Il fait partie des auteurs que j'ai envie de suivre par fidélité. Les saisons de la nuit, La rivière de l'exiil, Ailleurs en ce pays, Danseur (biographie romancée de Rudolf Noureiev) me laissent tous des souvenirs vivaces, seul son dernier livre Zoli ne m'avait pas emballé.
Lait noir d'Elif Shafak
Cette fois, le choix est guidé par le thème du livre, une dépression post-partum dont a souffert Elif Shafafk pendant 10 mois après la naissance de son enfant...même si le sujet n'est plus tabou aujourd'hui, il n'est jamais vain de contrebalancer cette image trop idéalisée de la grossesse et de la maternité véhiculée par les médias, la société et cela même si d'autres ont déjà écorné l'image d'Epinal avant (Un si heureux événement par exemple d'Eliette Abécassis)
Netherland de Joseph O'Neil
Un livre acclamé par la critique outre-manche et par Obama lui-même..une visite de Manhattan et de la grosse pomme dans laquelle le lecteur est invité à suivre les déambulations d'un homme seul, plaqué par les siens. Il parait même que cela parle de cricket sans être ennuyeux ! j'attends de voir ça...
Souvenez-vous de moi de Richard Price
L'homme avait adoré le roman Le Samaritain...cette fois l'auteur s'attaque à la classe des bobos new-yorkais. S'il le fait avec autant de talent qu'il a travaillé à la série The Wire dont les échos sont élogieux , c'est un excellent moment de lecture qui s'annonce.
Et comme le hasard fait parfois bien les choses, comme l'homme connaît mes goûts parfois mieux que moi, il est fort probable qu'un ou deux titres se retrouvent bientôt dans mes cadeaux d'anniversaire.
Et vous, la rentrée littéraire elle passera ou pas par vous?
mercredi 12 août 2009
Lectures pour voyager dans son fauteuil
Si tu n'as pas la chance de te faire dorer la pilule au soleil cet été , si tu ne sais pas quoi choisir quand tu vas à la bibliothèque, si les soirées télé te paraissent aussi désespérantes qu'un dimanche devant Michel Drucker alors voici mes derniers coups de coeur rayon livres :
Rêves de garçons de Laura Kasischke
Une fois de plus, ne t'arrête pas au titre ! Je ne sais pas si la traductrice ou l'éditeur font un travail de sape délibéré ou si c'est du second degré mais je m'étais faite la même remarque avec un livre que j'avais adoré du même auteur, A moi pour toujours. Dans les deux cas, ça sonne comme du harlequin mais ce n'en est pas l'espace d'une seconde ! Cette fois-ci Laura Kasischke nous entraîne, dans les années 70, dans un camp d'été lors d'un stage de formation de pom-pom girls. Elle n'a pas son pareil pour nous décrire les tourments, les peurs, les découvertes des adolescents. Après avoir fait monté la tension peu à peu à partir d'une situation de départ assez banale (trois jeunes filles fuguent du camp l'espace de quelques heures pour aller se baigner dans un lac), on se laisse totalement dérouter par la fin. A lire avant la fin de l'été ! (NB: existe en poche)
Moi vivant, jamais vous n'aurez de pause de Leslie Plé
Pas besoin d'aimer ou de s'y connaître en BD pour apprécier ce titre qui se dévore très très vite. L'auteur raconte en bulles et avec beaucoup d'humour son expérience de libraire/vendeuse dans une grande surface de la culture. Conditions de travail abrutissantes, management à la japonaise, clients dont les demandes rivalisent d'absurdité, collègue lourdingue...on comprend pourquoi Leslie Plé a fini pour rendre son tablier et se consacrer à ses crayons. Rires assurés !
Le koala tueur de Kenneth Cook
On se demande en refermant ce recueil de nouvelles si l'auteur n'a pas une nette tendance à exagérer car à en croire ses chroniques il a échappé plusieurs fois à la mort ! Pandas, crocodiles (et voilà comment cette nuit-même j'ai cauchemardé que l'homme courait le fis dans les bras avec un énorme alligator sur les talons...c'était horrible!), éléphants, serpents, (là j'ai carrément zappé les chapitres étant donné mon hystérie à la simple évocation d'un reptile) , chat sauvage, requins, chameaux, Kenneth Cook a vécu une expérience mémorable avec chacune de ses bêtes en Australie. J'ai juré de ne jamais mettre un pied dans ce pays en refermant ce bouquin ou de ne pas m'éloigner des grandes villes ! A découvrir si vous aimez les reportages animaliers ou les voyages !
Seul le silence de R.J. Ellory
LE meilleur thriller que j'ai lu depuis longtemps ! Une fois ouvert, tu ne le lâches plus , absorbée aussi bien par la vie de Joseph Vaughan pleine de rebondissements que par cette série de meurtres de petites filles jamais élucidées et qui le poursuit toute sa vie..jusqu'à ce qu'on apprenne la vérité dans les dernières pages. C'est noir, c'est puissant, c'est bien plus qu'un roman de serial killer, plus ambitieux qu'un roman policier....le plus difficile sera de trouver le sommeil après avoir refermé le livre ! (et en plus j'ai une petite dédicace de l'auteur présent au salon du polar cette année à Lyon)
La moisson ne pouvant être bonne à tous les coups, j'ai rencontré aussi quelques petites déceptions dans mes récentes lectures...la critique étant par essence subjective, ne jette pas ces livres dans ta poubelle si jamais ils sont sur ta table de chevet...
Retour en terre de Jim Harrison
Je crois que j'ai à peu près tout lu de cet écrivain américain et peut-être que je me suis lassée...j'ai retrouvé les mêmes thèmes, un personnage principal qui ressemble à beaucoup d'autres dans des livres précédents bref je n'ai pas eu de grande surprise...une réflexion tout de même sur la façon dont on aimerait mourir....
L'histoire d'un mariage de Andrew Sean Green
J'en avais entendu beaucoup parlé en bien et j'ai toujours trouvé passionnantes les histoires de couple, surtout lorsqu'il est annoncé sur la 4ème de couverture qu'on ne connaît jamais vraiment la personne avec qui on vit. Est-ce la faute à la traduction? est-ce le fait qu'on attend, page après page, quelque chose qui n'arrive pas? En tous cas, ce roman n'a pas réussi à me captiver...vite lu, vite oublié....
Les accommodements raisonnables de Jean-Paul Dubois
J'avais tellement aimé Une vie française que j'attendais la même force, la même justesse, la même émotion avec le dernier livre de Jean-Paul Dubois annoncé comme une saga. Hélas, trois fois hélas, cette fois la magie n'a pas opéré. La vie de ce quinquagénaire scénariste qui part à Hollywood pour adapter un film et pour s'éloigner d'une famille qu'il ne comprend plus ne m'a pas passionné. Les situations, pourtant peu communes '(soirées dans lesquelles il rencontre Nick Nolte ou Jack Nicholson), pourraient être largement plus savoureuses, le sort du héros, plutôt anti-héros, m'a très vite laissé indifférente.
Maintenant tu ne peux plus dire "j'sais pas quoi lire!"...je vais tenter, de mon côté, de poursuivre mon rythme de croisière avant les nuits blanches et l'absence de toute activité intellectuelle à venir....
jeudi 6 août 2009
Oh oh oh je t'aime à l'italienne
Ne me remercie pas si grâce à moi, tu as maintenant dans la tête, pour toute la journée, cette superbe chanson de Frédéric François...
C'était juste une façon de déclarer mon amour à la cuisine italienne. Jamais tu n'entendras dans ma bouche "encore des pâtes!", d'ailleurs j'ai un stock dans un placard qui pourrait faire penser que j'ai vécu un jour dans un pays en guerre et que j'ai connu la faim. L'évocation d'un saltimbocca de veau à la mozarella, du tiramisu (je te rappelle d'ailleurs que vu le prix actuel des framboises sur le marché, tu peux tester ma recette de tiramisu à la framboise, plus rafraichissante en cette saison que l'original) ou de la pana cotta (la version de talons hauts et cacao a l'air juste à tomber) font frémir mes papilles. Heureusement que ma belle-mère n'est pas italienne, je ressemblerais probablement aujourd'hui à une boule sur pattes.
Et puis quand je me retrouve devant un plat de spaghettis à la pancetta, je ne peux pas m'empêcher de fredonner toute cette variétoche italienne (ben oui je lis les Inrocks et j'aime le sirupeux italien) qui a bercé mon adolescence, ces voix rauques qui me filent des frissons : ah le "Ti amo " d'Umberto Tozzi, "une storia importante" d'Eros Ramazotti ou "Vado via " de Drupi....
C'est peut-être pour ça que j'ai choisi de recevoir le livre de cuisine italienne "Mamma mia" dans le cadre du programme Masse Critique de Babelio.
Pas moins de 50 recettes pour mettre de l'Italie dans ton assiette dont des cocktails (le limoncello par cette chaleur doit être bien appréciable), des antipasti (les orangini de la mama ou croquettes de riz à la viande me plaisent bien), des plats traditionnels (l'osso buco, les lasagnes, la pizza à la napolitaine ou la sauce bolognaise testée par l'homme et mille fois meilleur que celle achetée toute prête) ou plus originaux, des desserts (pain perdu de panettone, glace vanille arrosée de grappi par exemple).
Pour chaque recette, on sait si c'est bon marché ou cher, si c'est fingers in the nose ou pas. En plus des ingrédients dont on a besoin, le matériel adéquat est indiqué. Parfois l'auteur nous propose une variante de la recette (par exemple les siciliens ajoutent dans la sauce des lasagnes des morceaux d'oeufs durs et des petits pois mais ne mettent pas de béchamel qui est plutôt une spécialité du nord de l'italie) et une petite astuce de cuisinier. Et en plus, les photos sont appétissantes !
Et vous, vous aimez la cuisine italienne?
jeudi 23 juillet 2009
Portaits de femmes : Kennedy ou Cusset?
Déçue par le dénouement fantastique de La femme du cinquième, j'attendais avec impatience le dernier Douglas Kennedy, Quitter le monde, l'histoire de Jane dont la vie va basculer à 13 ans après avoir déclaré à ses parents qu'elle ne se marierait jamais et n'aurait pas d'enfant, avec en filigrane toujours la même question "est-on maître de son destin?".
Le roman réunit tous les ingrédients pour nous tenir en haleine : blessures intimes, abandon, mauvais coups du sort (avec une thématique chère à l'auteur, celle de l'ascension suivie de la chute ), intrigue haletante....on a du mal à refermer sagement le livre pour rejoindre Morphée. Douglas Kennedy passe également au crible la société américaine et ses valeurs, le monde universitaire et donne une épaisseur psychologique à son héroïne qu'on suit sans déplaisir de Boston à Berlin, du Canada aux Etats-Unis. Quitter le monde n'est pas le meilleur roman de Douglas Kennedy (mes préférés étant L'homme qui voulait vivre sa vie, La poursuite du bonheur, Les charmes discrets de la vie conjugale), à force de multiplier les coups de théâtre, on finit par se dire que l'écrivain en fait trop....mais paradoxalement on tombe dans le piège, on s'accroche au personnage, on pleure avec elle (c'était carrément l'inondation sur mon boudin!) et n'est-ce pas cela l'essentiel ?
Quand les auteurs français arrêtent de se regarder le nombril pour écrire une saga familiale (dont les anglo-saxons semblent mieux maîtriser les codes), cela donne le magnifique Une vie Française de Jean-Paul Dubois et plus récemment Un brillant avenir de Catherine Cusset.
L'écrivain dont j'apprécie tout particulièrement la plume et le sens profond de l'auto-dérision, change totalement de registre dans son dernier roman en nous proposant le portrait tout en nuances d'une femme, Helen, des années 40 à nos jours. Construisant l'histoire de son héroïne par une série d'aller-retours dans le temps, Catherine Cusset nous livre peu à peu les clefs d'un personnage assez énigmatique avec lequel on voyage de l'Europe de l'est à l'Amérique, en passant par Israël ou l'Italie. Tour à tour, amoureuse d'un juif que ses parents refusent qu'elle épouse, femme pugnace fuyant la Roumanie pour trouver sa place aux États-Unis, mère d'un fils Alexandru dont elle a tracé le brillant avenir même s'il s'agit pour cela d'évincer Marie, une petite française avec qui il vit, Helen nous désarçonne, nous agace, nous émeut, nous bouleverse...on la croit exceptionnelle comme son destin et on découvre qu'elle est une femme comme nous, remplie de doutes et de failles.
Et vous, avez-vous lu une saga qui vous a scotché?
jeudi 9 juillet 2009
Il voit bleu
Allez aujourd'hui c'est la fête du chérubin avec un second billet dont il est l'acteur principal. Quand Virginie B m'a taggué en me demandant de montrer 5 photos, objets bleus de mon blog, j'ai décider que cet instantané couleur serait consacré au fiston :
Le pourquoi du comment :
- le bleu marine lui va comme un gant, le rouge et le rose (oui le rose et tant qu'il n'a pas décrété que c'était une couleur pour les filles j'en profite) aussi
- il est souvent derrière son micro ..en ce moment il chante Ca m'énerve, Daddy Kool (en voulant enlever son tee-shirt comme dans le clip), Alexandrie Alexandra, Les restos du coeur, Même pas fatigués...
- après un an d'abstinence non voulue, il vient de réaliser que la piscine peut être aussi drôle que le bain
- souvent jouer signifie pour lui mettre un maximum de bazard dans un minimum de temps dans sa chambre et la panière en forme de serpent est vidée très régulièrement
- on finit avec les lectures du moment : Abricot, revue à laquelle il est abonné grâce à une des mamies; Crocolou dont il connaît toutes les histoires; Lilichou part en vacances, une thématique actuelle !
Je vous laisse libre de reprendre ce tag si la couleur bleue vous inspire..
jeudi 25 juin 2009
Lectures pour un été à l'ombre
L'été sera tranquille, calme (m'enfin autant que faire se peut avec un chérubin pas toujours sage comme une image), au frais, siestif, au ralenti....dans l'attente de numéro 2 prévu pour début septembre. Ce sera l'occasion pour moi de m'octroyer des temps de lecture excptionnellement longs et nombreux avant un petit moment j'imagine.
Au programme :
- le dernier Douglas Kennedy Quitter le monde
- le thriller de R.J. Ellory dédicacé lors du quai du polar Seul le silence
- L'histoire d'un mariage d'Andrew Sean Greer parce que les histoires de couple, d'amour me passionnent toujours autant
- le dernier Jim Harrison Retour en terre pour voyager sur le continent américain tout en restant sur mon canapé
- le pavé et la saga de Richard Power Le temps où nous chantions offert pour mon anniversaire il y a deux ans mais jamais lu car trop gros pour être emporté dans mon sac tous les jours
- Les accomodements raisonnables de Jean-Paul Dubois si l'homme se magne pour le lire avant moi puisque c'est un cadeau
- et bien-sûr Libé au quotidien, des magazines de toutes sortes et plein de blogs....
mercredi 24 juin 2009
On ne dit pas caissière, on dit hôtesse de caisse
Plus jamais vous ne regarderez celle qui fait bip bip en passant vos articles sur le tapis roulant de la même façon après avoir lu ce livre.
Dans Tribulations d'une caissière, Anna a rassemblé les meilleurs chroniques de son blog pour nous faire partager son quotidien. Formation express, ennui, promotion, hiérarchie, emploi du temps, conditions de travail et surtout attitude des clients, rien n'échappe à son oeil très observateur...et souvent impitoyable sans que jamais elle ne le fasse sans humour.
Je n'ai jamais été ni impolie ni pénible avec une caissière mais en refermant le livre j'ai eu envie de leur tirer mon chapeau. Mais comment font-elles pour supporter de clients qui les traitent comme des machines, qui les insultent (et à qui elles ne peuvent pas répondre car c'est bien connu le client est roi), qui arrivent 5 minutes avant la fermeture (c'est vrai leurs horaires ne sont pas assez flexibles comme ça), qui leur reprochent des choses liées à la marque et pour lesquelles elles ne peuvent absolument rien, qui les prennent comme des exemples à ne pas suivre auprès de leurs enfants (dixit "tu vois comment tu finiras si tu ne travailles pas à l'école"...sauf que pas mal de caissières ont largement plus que le bac), qui les draguent de manière bien lourdingue, qui les méprisent.
Le client sympa existe mais il est rare alors la prochaine fois que je serai à la caisse de mon supermarché, fatiguée par une journée de travail, excédée par la petite vieille qui vient de me passer devant mine de rien, agressée par la musique d'ambiance et par l'animateur qui fait la promotion de 2 barils de lessive pour le prix d'un, j'essaierai d'y penser.....
Et vous, connaissez-vous ce blog? ce livre? ou l'univers de la grande distribution?





























