samedi 28 novembre 2009
Le canut et les gones testé et approuvé par l'homme
Eh oh l'homme, pars pas comme ça au restaurant les mains dans les poches...prends l'appareil photo et un bloc notes et fais-moi un petit reportage culinaire...elle vit sa vie par procuration, nanananananananana...
Alors il était où ce resto? A Lyon, à la croix-rousse, 29 rue de Belfort...extérieurement ce n'est pas somptueux, ça casse même pas trois pattes et un canard mais quand on se penche pour regarder par une fenêtre et qu'on voit du monde on a envie de rentrer. Dedans, cela ressemble à un bouchon ancien, aux murs sont affichées des vieilles affiches, des horloges, on se sent bien...
Et le service tu l'as trouvé comment? très bien (moue de ma part...euh peux-tu développer chéri?)...le service est convivial, décontracté, un peu lent mais le serveur est seul et la salle est remplie...
Bon, venons-en aux faits maintenant, tu as mangé quoi ?
Entrée Raviolinis à la crème de petits pois et bressoa
Verdict? très bon mariage des saveurs...deux ou trois raviolinis de plus auraient été les bienvenues
Plat : Magret de canard, sauce aux raisins secs et trois purées de vieux légumes (visiblement vieux légumes ça lui a fait peur à l'homme)
Verdict? les vieux légumes étaient bons (on ne saura jamais ce que c'était), cuisson parfaite du magret, sauce onctueuse juste comme il faut
Dessert : Brioche perdue pommes caramélisées, sauce caramel au beurre salé (là je bave sur mon clavier)
Verdict? Une tuerie (depuis le temps qu'il me bassine avec son pain perdu...il l'a eu !)
Et le prix? 25 euros le menu (sans le vin que l'on peut prendre au verre)..vu la fraîcheur et la qualité des plats, cela parait honnête.
Merci l'homme, je sens que tu vas vite te porter volontaire pour un nouveau reportage...
Edit 1 : Je mets en ligne les participations d'Histoire A, Babeth, Firemaman et Virginie B pour le concours le calendrier de Miss Zen (j'ai oublié personne?) dès que j'ai un moment...les votes seront alors ouvert !
lundi 27 juillet 2009
Un avant-goût de New York
Je ne sais pas si j'aurais la chance (et le budget plus précisément) un jour de m'envoler pour New York, de marcher dans Brooklyn sur les traces de Woody Allen ou de Paul Auster, d'assister à une comédie musicale ou de m'assoir sur un banc dans Central Park....en attendant, je suis tombée par hasard sur un restaurant de Bagels à Lyon et j'ai eu l'impression l'espace d'un déjeuner de voyager outre-atlantique.
Un grand comptoir avec des tabourets hauts, des banquettes en cuir rouge pour ceux qui préfèrent un peu plus de confort (Bibi!), des photos de New York sur les murs et sur les tables, le décor est planté.
Pour 9 euros, City bagel's propose une formule avec un bagel au choix, une salade coleslaw ou un paquet de chips, une boisson et un dessert, honnête non? (d'autres formules moins complètes existent aussi)
A chaque bagel correspond un nom de quartier new-yorkais : j'ai choisi le Chinatown avec du saumon, de l'aneth, de la cream cheese et des oignons rouges. On choisit aussi son pain (pavot, complet, multi-céréales....). Le bagel est servi dans une petite corbeille bien chaud et le mien comme celui de l'homme (jambon cru, miel, chèvre) étaient vraiment délicieux.
En dessert, le cheesecake aux framboises a été à la hauteur de mes espérances (et pourtant je suis assez impitoyable côté cheesecake) et il n'est pas resté une miette du muffin au chocolat de l'homme.
Cerise sur l'empire Building, les serveurs sont souriants, aimables, le service est rapide.
Bref une adresse que je conseille aux lyonnais qui veulent manger sur le pouce mais qui ont envie d'un peu d'originalité.
City bagels : rue de la ferrandière (rue perpendiculaire à la rue de la république à la hauteur d'Etam lingerie)
Edit 1 : il existe aussi à Lyon le restaurant Best Bagel (1 place Tobie Robatel) que je n'ai pas tester qui, vu de l'extérieur, semble beaucoup plus petit que City Bagel mais qui propose aussi un coin épicerie pour ceux et celles qui auraient envie d'un dîner made in USA at home.
Et vous, vous avez une bonne adresse pour déjeuner rapide et bon dans votre ville?
lundi 29 juin 2009
Le soir où j'ai dîné dans un restaurant lyonnais étoilé
Je vous l'annonçais dans le glop/pas glop de vendredi, le soir même nous avions la chance mettre les pieds sous la table avec nappe et 10 couverts de chaque côté de l'assiette car mon amoureux avait gagné un dîner gastronomique pour deux.
Après avoir revêtu nos habits de lumière, confié le chérubin aux soins de son papi venu pour l'occasion, nous voilà à la recherche de notre lieu de luxure sans plan et sans connaissance du quartier comme toute personne non organisée qui se respecte. Après avoir grimpé dans tous les sens la colline de Fourvière, après avoir manqué nous perdre dans les jardins en dessous de la basilique et alors que mes pieds avaient doublé de volume et que je regrettais amèrement le choix de mes chaussures à talons compensés, nous sommes enfin arrivés devant la Villa Florentine au moment où nous étions sur le point de renoncer (soit 3/4 d'heure après l'heure à laquelle nous étions sensés arriver).
A peine le temps de jeter un oeil à la magnifique salle de réception de l'hôtel classé dans les relais et châteaux, qu'on nous dirigeait vers l'ascenseur qui menait au restaurant, les Terrasses de Lyon (chef : David Tyssot) qui doit son nom au fait qu'il offre une des vues les plus magnifiques sur la ville.
Un coup d'oeil circulaire dans la salle me permit de constater que nous étions les plus jeunes et les moins friqués...pas une grosse surprise vu le prix du menu (même si on est loin de démesure tarifaire d'un Marc Veyrat). Côté ambiance, au départ nous n'étions pas vraiment à l'aise (comment s'assoir? , peut-on enlever sa veste? que répondre au sommelier?) et à la fin du repas, j'étais debout sur la table entraînant les autres clients à faire tourner leurs serviettes en entonnant la chanson du même nom de Patrick Sébastien....nan je plaisante ! disons qu'on s'est décontracté car le personnel est assez discret pour qu'on les oublie. J'ai quand même eu droit à un regard glacial de mépris d'une bourgeoise quand elle m'a suprise en train de photographier un plat...visiblement c'était pas classe )
Venons-en à l'essentiel, le contenu de l'assiette :
Prémices salées pour éveiller vos sens : rien de lubrique, je vous rassure, nous ne nous sommes pas roulés dans la fleur de sel mais nous avons eu deux mises en bouche dont j'ai oublié malheureusement le nom exact:
Oeuf déstructuré, sushi de saumon et huitre cuite dans un fumet délicieux (même que l'homme qui n'aime pas les huitres a goûté)
Gaspacho de tomates et tartare de thon...rien à voir avec le gaspacho acheté en grande surface bien entendu, ni épais, ni pâteux, juste parfait, frais, parfumé
A ce stade du repas, j'ai décidé de ne pas toucher à mon pain car étant avant tout un bec sucré, je craignais d'être full-up au moment du dessert. Vint donc l'entrée (chaque plat est raconté comme une petite histoire par celui qui nous le sert alors que le personnel s'affaire dans des pas réglés comme un ballet)
Variation de tomate grappe (ce n'est pas une tomate cerise comme on pourrait croire sur la photo mais un enrobage à la tomate et à l'intérieur une compotée de petits légumes) au salpicon de homard, gaspacho de petits pois parfumé à la sarriette....un vrai délice, les gambas étaient juste grillées, le gaspacho se mariait parfaitement avec et la variation autour de la tomate fondante à souhait
Selle d'agneau poêlée au cocote de fonte, servi avec une galette de polenta au parmesan aux légumes du soleil (ce n'est pas le vrai nom mais le menu a changé un peu ce soir là), jus tranché aux olives....la viande se découpait comme du beurre, le jus était si parfumé qu'on avait envie de saucer si on n'avait pas su que non décidement cela ne se fait pas....
Petite gourmandise pour patienter tout en douceur (euh à ce stade franchement on n'a plus une dalle telle qu'on n'est pas en mesure de patienter mais bon c'est écrit comme ça sur le menu)
Panna cotta aux fruits rouges en crumble :simple mais efficace...la douceur de la panna cotta et l'acidulé du fruit rouge, l'entremet et le croquant du crumble....rien à redire
Chou croquant aux senteurs de violette, crème légère à la vanille, confiture de cassis de Madagascar : je vais vous étonner mais je n'ai même pas été déçue par le manque de chocolat de ce dessert car vu tout ce qu'on avait goûté avant, c'était le dessert parfait, celui qui passe tout seul, léger mais délicieux
L'homme a pris un café rien que pour avoir les mignardises (des macarons, des truffes, des nougats....) mais à ce stade c'était vraiment par pure gourmandise, dois-je le préciser?
Côté boissons, je suis restée à l'eau à cause de qui vous savez mais l'homme a goûté un costière de Nîmes (un blanc) puis un côte de nuits (là j'avoue j'ai été obligée de tremper mes lèvres, à 150 euros la bouteille je ne voulais pas rater ce moment).
Bon ben c'est pas tout ça mais va falloir faire chauffer ta carte bleue chéri maintenant )...j'imagine notre tête s'il y avait eu madonne....que c'est étrange de partir sans payer quand même...
La nuit était à peine fraiche, Lyon s'étendait à nos pieds, nous avons marché dans la nuit jusqu'au métro, heureux de prolonger un tel moment qui à priori ne se reproduira pas de sitôt...
Une soirée dont on reparlera sûrement pour se redonner des forces ou le sourire dans les moments moins sympas de la vie à 2, à 3...et bientôt 4 )
(Erratum : il ne s'agissait pas d'agneau mais de veau ce soir-là, le menu ayant visiblement un peu changé!)
Et vous, vous avez déjà eu l'occasion de dîner ou déjeuner dans un grand restaurant ?
vendredi 26 juin 2009
Glop / Pas glop spécial diner en tête à tête
Glop : ce soir, grâce à mon amoureux et à sa chance au jeu, nous nous offrons notre premier restaurant gastronomique avec superbe vue sur Lyon et menu qui fait saliver rien qu'à sa lecture...j'espère juste que mon appétit va suivre car je suis du genre vite rassasiée dans mon état actuel. C'était où, ce qu'on a mangé, si on a aimé, si ce n'était pas trop prout-prout, je vous raconte tout dès lundi (et si j'ose, je mettrai peut-être en ligne quelques photos)
Pas glop : Desperate Housewife c'est fini pour cette saison, il va falloir patienter pendant au moins un an et demi avant de savoir qui Mike épouse (Suzan ou Catherine ?...celles qui savent déjà se taisent ! )...mes jeudis soirs vont me paraître un peu vides...
Pas glop : l'organisation des concours et moi, cela fait deux ! Après avoir donné la réponse à la question lors d'un premier concours, le paquet envoyé à la Pestouille gagnante du jeu des ressemblances n'est jamais arrivé à destination. Pire il m'est revenu, en mille morceaux, avec un élément comestible qui s'était cassé et sentait mauvais suite à sa longue pérégrination (plus de 15 jours)! J'ai donc réexpédier un autre colis avec un contenu différent en espérant que cette fois il arrive intact à destination. Vous croyez qu'il faut que je persévère dans le rôle de GO de concours?
Pas glop : j'ai appris cette semaine que la crèche actuelle de mon fils (qui est tout simplement géniale à tous points de vue) ne pourra pas garder une place pour numéro 2 car la rentrée ne peut pas se faire en cours d'année...en clair il faut prévoir la naissance en mai-juin sinon c'est mort ! ....je me demande dans quelle mesure nous avons des chances de trouver une nounou géniale en décembre ou janvier, les meilleures ayant sûrement leur planning de boucler à partir de septembre (en toute franchise, qu'en penses-tu Ratounette? Véro?)...bref la galère de la garde d'enfants recommence...
Glop : voilà le genre de trucs qui me fait rire, l'excuse dopage la plus bidon jamais inventée. En 1998, Dennis Mitchell contrôlé positif avec un taux élevé de testostérone trop élevé, confie avoir bu la veille du contrôle 5 bouteilles de bière et fait au moins 4 fois l'amour à sa femme dont c'était l'anniversaire )
Sur ce, je vous souhaite un excellent week-end !!
mercredi 13 mai 2009
Nuage de filles à Lyon : j'y étais !
Toute première fois, tut tut, première fois, tut tut...mardi soir dernier je suis allée à ma première soirée entre blogueuses sur l'invitation de nuage de filles. J'avais consulté mon coach perso avant (mon homme), la soirée avait lieu dans mon quartier, je n'avais pas une seule excuse valable. Normalement j'aurais du potasser le blog des autres filles inscrites mais je comptais sur Electroménagère pour me briefer...manque de pot elle avait oublié ses fiches bristol..elle m'a quand même glissé quelques infos et grâce à elle, je suis arrivée sur place accompagnée, c'est moins impressionnant.
Où c'était ? au restaurant Un oiseau sur la branche sur le plateau de la croix-rousse à même pas 10 minutes de chez moi, le grand luxe pour rentrer.
Qui étaient là? autour de la table rien que du blog de filles : Camille d'essayage, Pim & Pom, Fromage et dessert, Jeudi 2 moineaux 3 lacets, Une fille qui s'ignore, le blog des étagères...les autres filles étaient trop loin pour que je déchiffre leurs étiquettes.
Qu'est ce qu'on a fait? j'ai bavardé avec mes plus prochaines voisines ce qui est déjà pas mal et j'ai enfin fait la connaissance en vrai de Laure (chouette rencontre). Des petites pizzas, des brochettes de légumes, des verrines salées étaient posées sur les tables. Le fondant au chocolat était à tomber même si d'autres ont préféré la tarte à la praline ou la tarte citron meringuée.
Les participantes étaient aussi conviées à participer à une séance photo après relooking avec les marques de vêtement proposées par Bazar Chic. Bon là je dois avouer que j'ai méchamment feinté...vous pouvez me huer, me conspuer, me traiter de rabat-joie : 1) dans la vraie vie, je suis quelqu'un de timide et c'est sûrement pour ça que je suis bien planquée derrière mon écran 2) à la différence des autres filles, j'ai carburé au jus d'orange toute la soirée alors côté désinhibition c'était pas vraiment ça 3) je suis loin d'être une modeuse, je crois même que je n'y connais rien même si je sais éviter les fautes de goût
Pas de soirée réussie sans cadeaux : certaines sont reparties avec le dernier livre dans la série Les pintades à (Une vie de pintades à Paris), une autre avec un bon d'achat de 150 euros, la veinarde, chez Bazar Chic.
Et pour les plus curieuses, il y a quelques photos en ligne ici (sans légende bien-sûr, eh eh eh !)
Verdict? Je ne sais pas trop quel est le but de ce genre de soirée. Se faire des amies? les filles viennent déjà en groupe et le timing est un peu court pour faire vraiment connaissance. Faire de la pub autour de son blog? je suis une très mauvaise vendeuse, limite sinistre dans la vie ) Passer un moment léger entre filles? mission réussie.
Et vous, vous êtes à l'aise dans une soirée où vous ne connaissez personne?
mercredi 25 février 2009
Travail buissonnier
Nous sommes vraiment des parents indignes. Demain non seulement nous ne bossons pas mais nous n'en profitons pas pour garder le chérubin (on s'arrangera quand même pour qu'il fasse une petite journée et puis il est resté quasiment une semaine à la maison début février).
A la naissance de la chère tête blonde, bouffés par la routine, dévorés par le temps qui passe trop vite, conscients de se croiser souvent sans pouvoir vraiment se parler tranquillement, soucieux de ne pas être qu'un couple de papa-maman, en manque de moments rien quà nous deux, nous avons institué le RTT amoureux. On en profite pour renouer avec notre fréquentation assidue des salles obscures, pour grignoter un morceau peinards, pour flâner tout simplement sans avoir l'oeil sur la montre.
Je vous en dis pas plus sur le programme de demain mais à priori ce sera une chouette journée....
Et vous, vous avez des RTT? comment les utilisez-vous?
mercredi 31 décembre 2008
Sacré soirée
Aujourd'hui, je vous sers du réchauffé avec un billet publié en janvier 2006 au lendemain d'un réveillon du Nouvel an mémorable :
Passez la nouvelle année aux Antilles ! Le programme était plutôt alléchant : menu antillais, orchestre pour assurer l'ambiance musicale, contexte idéal pour sympathiser avec des lyonnais qui accepteraient de nous causer. L'amoureux et moi nous nous fîmes donc beaux comme des acteurs hollywoodiens...l'année précédente, à la même date, nous avions réveillonné devant une soupe tous légumes et avions péniblement tenu jusqu'à minuit pour cause de gastro, on s'était donc dit que cela ne pourrait être que mieux cette année....
Nous ne fumes pas déçus :
- Configuration insolite des locaux c'est à dire enfilade de petites salles peu pratiques toutes plus froides les unes que les autres (si bien que des clients s'éclipsèrent 10 minutes après notre arrivée, d'autres clients gardèrent leur manteau sur le dos toute la soirée );
- toute escapade aux toilettes évoquait vaguement une excursion en Sibérie...à priori le petit coin était dans une cour mais cela était bâti d'une manière tellement étrange que l'on ne peut pas être catégorique
- les musicos au look de maçons plutôt que d'artistes étaient coincés dans une toute petite salle et seules les quelques tables les plus proches ont eu le privilège de les entendre massacrer la bohème (nous étions coincés en mezzanine et avions droit à une autre ambiance musicale à la Franky Vincent)...à minuit lors du décompte de la nouvelle année, les musiciens décidèrent de faire.... une pause ) )
- le patron, dans l'espoir de voir les clients fraterniser en ce soir de 31 décembre, avait composé des tables de 8 personnes et nous nous retrouvâmes avec une chance inouïe à côté du couple le plus sinistre du restaurant (nous remercions chaleureusement le second couple qui nous a rejoint plus tard et qui a un peu sauvé cette soirée !)
- hormis les accras de morue, les plats furent au mieux sans saveur, sans odeur et au pire franchement immangeables : foie gras-mangue très proche d'une mousse de canard écœurante, assiette de gambas nageant dans une sauce à l'ananas inappropriée et accompagnée de légumes froids et de riz sec, petits fours sucrés décongelés.....une heureuse surprise à la fin du repas néanmoins : une coupe de fruits frais exotiques !
- Pour faire oublier la médiocrité de la cuisine, nous étions noyés sous l'alcool : planteur très
dosé en apéro, pas moins de quatre bouteilles de vin différents ensuite
(dont 2 du Chili vraiment infectes), champagne, mare de rhum dans
laquelle flottent les fruits exotiques déjà cités, digestif avec
l'addition....
Nous sommes restés quand
même jusqu'à 3h du matin car le repas s'éternisait et pour ne
pas congeler sur place, nous tentions parfois une escapade jusqu'à
l'orchestre dit cubain ...au moins cette soirée-là on s'en souvient encore !
Allez, par solidarité, racontez-moi votre pire réveillon de Nouvel An !
mardi 16 décembre 2008
P'tain 7 ans !
Aujourd'hui ça fait tout juste 7 ans que l'homme et moi on fricote et plus si affinités. En 7 ans, on a eu le temps d'emménager ensemble, de se pacser, de profiter de Paris, de pas mal voyager, de déménager sur Lyon et de faire un enfant. Mais que se passe-t-il au bout de 7 ans dans un couple pour que soudain ça passe ou ça casse? Ça me semble aussi mystérieux que les dates de péremption sur les produits périssables? les microbes attendent l'instant T pour passer à l'attaque?
En attendant de résoudre cette grande énigme qu'est le sentiment amoureux et parce qu'on est bien conscient qu'on n'est pas plus à l'abri que les autres couples de la lassitude, des périodes de disette, des infidélités voire du désamour, on a fêté ce bout de chemin parcouru ensemble mardi dernier (profitant de la présence de belle-maman) en s'offrant un dîner en tête à tête dans un restaurant de la Croix-Rousse, Le pailleron.
Les spécialités lyonnaises ou du Sud-Ouest sont au menu. Pour 22 euros, on m'a servi une tartine de bleu avec une salade, une quenelle sauce saint-marcellin (tellement copieuse que je n'ai pas pu la finir) et un crumble aux fruits rouges. Niveau goût et niveau prix, rien à dire, je serais prête à vous le conseiller si l'accueil n'était pas aussi déplorable. Dès l'arrivée, on s'est fait aboyer dessus car on avait gardé nos parapluies dégoulinants à la main...tout de suite ça refroidit un peu ). Quand on demande à la serveuse des précisions sur un des plats, elle nous relit l'intitulé et on se fait houspiller d'un "en bas" quand on réclame l'addition. Une fois dans la salle du bas, un autre serveur nous signale qu'on gêne le passage alors qu'on attend devant la caisse la carte bleue à la main. Faut dire qu'ils font toujours le plein, que sans réservation impossible d'avoir une table, ça leur permet sûrement de s'assoir sur un minimum de chaleur et d'interdire à mots couverts les poussettes (expérience antérieure)...bref malgré un repas bien sympathique, je ne remettrai plus les pieds dans ce resto )
Quand on goûte aux joies de la soirée en amoureux, on a du mal à s'arrêter, voilà pourquoi dès le lendemain nous nous sommes retrouvés, toujours sous une pluie battante et glaciale, pour un ciné qui projetait The Visitors.
Professeur d'économie dans une université du Connecticut, Walter
Vale, la soixantaine (joué par l'acteur qui interprète le père dans l'excellente série Six Feet Under) a perdu son goût pour l'enseignement et mène une vie plan-plan et morne.Se rendant à Manhattan pour assister à une conférence,
Walter constate qu'un jeune couple, victimes d'une escroquerie immobilière, s'est installé dans l'appartement
qu'il possède là-bas. D'abord réticent, Walter accepte de
laisser les deux jeunes gens habiter avec lui.Touché par sa
gentillesse, Tarek, d'origine syrienne et musicien doué, lui apprend à jouer
du djembe. Peu à peu, Walter retrouve une certaine joie de vivre, les deux hommes deviennent amis malgré les différences d'âge, de
culture et de caractère. Mais lorsque Tarek, immigré
clandestin, est arrêté par la police dans le métro, puis menacé
d'expulsion, Walter n'a d'autre choix que de tout mettre en oeuvre pour
venir en aide à son ami...
Film social qui n'a rien à envier à certains Ken Loach, écho à la situation de pas mal de personnes en France, il est impossible de rester insensible à cette histoire que je vous conseille d'aller voir si jamais il passe près de chez vous (malheureusement il est peu distribué).
Et pour vous, les 7 ans du couple, mythe ou réalité?
samedi 20 septembre 2008
Nouvelle cuisine
Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, voilà ce qu'on peut manger au restaurant Le verre et l'assiette, testé au déjeuner cette semaine. Il y a seulement 26 couverts et l'endroit est connu alors il est recommandé de réserver longtemps à l'avance, surtout si vous comptez venir le soir.
Une formule le midi à 19 euros vous permet de goûter une entrée et un plat, ou un plat et un dessert (devinez ce que j'ai choisi) accompagné d'un verre de vin choisi avec soin par la maîtresse des lieux.
Maintenant ça se complique pour vous donner l'intitulé exact des plats, vu que je ne les ai pas notés, que le restaurant n'a pas de site et que la tendance est aux intitulés alambiqués pour être tendance )

Dos de maigre (ah ah) rôti à la plancha sur lit de fenouil avec une petite purée qui va bien à gauche )
Verdict : le poisson était fondant et délicieux, je raffole moins du fenouil que je n'ai pas pu finir

Feuilleté de questches rôties au sucre (déstructuré le feuilleté quand même), mélasse et sorbet, infusion de pollen
Verdict : là j'ai failli faire un remake d'une célèbre scène du film Quand Harry rencontre Sally sans simuler ! L'infusion de pollen, écrit comme ça, ne m'inspirait pas des masses mais en fait c'était au chocolat blanc à boire à la paille (à droite de la photo), délicieusement régressif.
Verdict final : Les patrons sont sympas, la cuisine est entièrement ouverte ce qui permet de voir oeuvrer le chef, seul aux commandes si jamais la conversation de votre accompagnant vous ennuie (t'inquiète chéri ce n'était pas du tout le cas). L'originalité et les saveurs sont au rendez-vous.
Petit bémol : gros mangeurs, passez votre chemin...je suis sortie du resto pas vraiment affamée mais un peu sur ma faim)
















